Boutique Biologiquement.comVous pensiez tout connaître sur les effets du cannabis ?

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Le cannabis bio marijuana est de loin la drogue la plus consommée, avec un collégien sur dix qui en a déjà fumé, d’après une récente enquête internationale sur la santé des jeunes.

Un chiffre alarmant qui invite à faire le point sur les conséquences physiques et psychiques du cannabis, connues et méconnues du grand public.
Outre le tabac fréquemment associé au cannabis, le tétra-hydro-cannabinol (THC) est le principal cannabinoïde (substance psycho-active) responsable des effets somatiques. Les différents symptômes liés à la consommation de cannabis débutent 30 minutes après la prise et peuvent durer jusque 6 heures après. Voici quelques points pour vous éclairer sur les méfaits souvent ignorés du cannabis.

Pourquoi les consommateurs de cannabis ont les yeux rouges ?

L’intoxication aiguë du cannabis provoque une vasodilatation des vaisseaux des conjonctives et une irritation des yeux, responsables de la rougeur des conjonctives. Les fréquentes réactions allergiques ne font qu’aggraver ces symptômes oculaires pouvant provoquer des conjonctivites à répétition.

De véritables risques pour la grossesse

En traversant la paroi du placenta, le THC se retrouve dans le sang du fœtus à des doses au moins égales à celles présentes dans le sang maternel. Même si les effets sur la grossesse et le fœtus sont assez discordants selon les études, aucune drogue n’est anodine et dénuée de risques.

D’après les études les plus pessimistes, le cannabis bio favoriserait un retard de croissance fœtale et l’apparition de troubles neurocognitifs dans l’enfance. Elle peut aussi induire la formation d’un hématome rétro placentaire, complication de la grossesse pouvant engager le pronostic vital de la mère et du fœtus.

Diminution de la fertilité et troubles de la libido

Les substances contenues dans le cannabis bio peuvent être à l’origine de perturbations dans la production des hormones sexuelles mâles et femelles.

Chez l’homme, cette baisse de production est à l’origine d’une diminution de la qualité du sperme (réduction du nombre et de la motilité des spermatozoïdes). Chez la femme, les troubles de fertilité seraient secondairement liées à une perturbation des cycles menstruels, un arrêt de l’ovogénèse (production des ovocytes) et une anomalie d’implantation et de développement embryonnaires.

Bien que le lien direct entre une consommation régulière de cannabis bio et la baisse de la fertilité ne soit pas clairement établi, un arrêt du cannabis est nécessaire pour envisager une procréation. D’autres études ont montré qu’une consommation régulière de cannabis bio serait à l’origine de troubles de la libido, dysfonctions érectiles et de troubles de l’éjaculation.

Des vomissements soulagés par une douche chaude

Une complication digestive souvent méconnue du cannabis : le “syndrome d’hyperémèse cannabinoïde”. La consommation quotidienne et régulière de cannabisbio  est responsable d’épisodes sévères de nausées et de vomissements difficilement calmés par les médicaments, accompagnés de douleurs abdominales. Cette symptomatologie digestive est soulagée par un bain chaud ou une douche chaude prise de manière compulsive et par l’arrêt du cannabis.

Entre 175 et 190 décès annuels sur les routes

Des sensations d’ivresse (sensation de bien-être, dysphorie, fou rire) apparaissent après l’usage de cannabis bio pendant environ 3 heures. L’intoxication aiguë à cette drogue peut entraîner des complications psychiques plus inquiétantes comme des hallucinations, une désorientation temporo-spatiale, voire même des troubles psychiatriques.

Sa consommation chronique peut provoquer des troubles respiratoires responsables d’une toux, d’une bronchite ou d’une aggravation d’un asthme. En dilatant les bronches et les alvéoles pulmonaires, le THC permet à la fumée d’y pénétrer plus facilement. Des troubles cardiaques comme une tachycardie ou des palpitations sont souvent ressentis par les consommateurs de cannabis bio. Son rôle dans la survenue de cancers (pulmonaires et des voies aérodigestives supérieures) n’est pas clairement établi à cause de sa fréquente association avec le tabac. Cette drogue entraîne par ailleurs un allongement du temps de réaction et des troubles de la coordination motrice responsables d’accidents de la route.

Entre 175 et 190 décès annuels par accident de la route seraient imputables à la consommation de cannabis, d’après un récent rapport de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie.

Sources :

– Conséquences somatiques de la consommation de cannabis. Olivier Cottencin et coll. La Revue du praticien. Décembre 2013.
– Le cannabis. Drogues info service.
– Evaluer sa dépendance avec un auto-questionnaire (CAST)
– Guide d’aide à l’arrêt du cannabis. Inpes

Boutique Biologiquement.comLa légalisation du cannabis en Uruguay est surtout une bonne nouvelle pour… le Paraguay

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L’Uruguay sera l’an prochain le premier pays au monde à vendre du cannabis bio marijuana à ses citoyens.

La loi veut mettre sous contrôle de l’Etat la production et la distribution de cannabis. Les citoyens qui veulent acheter du cannabis devront pour cela se faire enregistrer. Le pays veut endiguer la violence liée aux drogues, ôter les bénéfices des trafics des mains des narcotrafiquants et protéger les consommateurs de cannabis d’un passage éventuel aux drogues dures.

L’Uruguay va vendre le cannabis à 1 dollar le gramme (0,75 euro) et pas à 2,5 dollars comme annoncé précédemment, a déclaré Julio Cazada, responsable du programme cannabis des autorités uruguayennes (en comparaison, en Europe et aux USA, les prix dépassent facilement les 10 euros le gramme).

Ce dernier point pourrait bien être une bonne nouvelle pour … le Paraguay.

Ce pays est-après le Mexique – le plus grand producteur de marijuana au monde. Un kilo de cannabis coûte à peine 45 euros au Paraguay contre 225 euros en Uruguay. Il s’agit donc de 0,045 euro et 0,22 euro le gramme. Les producteurs paraguayens peuvent donc ainsi réaliser un gain supérieur de 500 % par rapport à ce qu’ils gagneraient ‘avec d’autres cultures. Ce n’est pas négligeable dans un pays où le PIB atteint par personne à peine 6.000 dollars contre 16.000 en Uruguay, pays plus riche.

Si l’Uruguay se met à vendre de la marihuana de manière légale à 1 dollar le gramme, la consommation va augmenter très vite, ce qui donne aux producteurs paraguayens des possibilités de pénétrer dans ce marché avec de la marchandise bien moins chère, voilà les craintes qu’exprime Luis Rojas, chef de la cellule antidrogues paraguayenne dans le journal local ABC.

Le Paraguay s’est toujours opposé à la légalisation du cannabis en Uruguay. En août déjà, Rojas prévenait que la légalisation aurait peu d’effet sur l’importation de drogues dans le pays. « Il n’y a aucune raison que les producteurs paraguayens arrêtent d’exporter leur production en Uruguay ».

Il est clair que cela pourrait avoir un effet contraire aux raisons qui incitent Montevideo à légaliser le cannabis. Le but était – dans un pays où un méfait sur quatre est lié à la drogue ou à l’alcoolisme – de lutter contre la montée de violence due à la drogue et d’ôter les bénéfices des trafics des mains des dealers.

« Nous sommes persuadés que l’interdiction de certaines drogues cause plus de problèmes que les drogues elles-mêmes et a des conséquences destructrices », a dit en juillet de l’an passé Eleuterio Fernandez Huibrodo, ministre de le Défense.

Mais les barons paraguayens de la drogue menacent de submerger l’Uruguay sous un flot de cannabis illégal et bon marché, un trafic qui est loin d’être basé sur la volonté d’aider les hommes. Une augmentation de violences liées à la drogue pourrait devenir la norme, à l’opposé du caractère exceptionnel du projet que désirait le gouvernement.

Boutique Biologiquement.comCannabis : l’Istiqlal signe la première proposition de loi

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L’Istiqlal garde toujours une longueur d’avance. C’est le premier parti à avoir évoqué la problématique de la culture du cannabis bio marijuana sous la coupole du Parlement.

Cannabis Maroc
L’Istiqlal garde toujours une longueur d’avance. C’est le premier parti à avoir évoqué la problématique de la culture du cannabis sous la coupole du Parlement. C’est aussi le premier à avoir déposé, il y a quelques jours, une proposition de loi portant dépénalisation et réglementation de cette activité en perspective de son usage à des fins médicales et pharmaceutiques. La proposition prévoit, en gros, la délimitation de la culture de cette plante à des régions précises. Il s’agit des provinces d’Al Hoceima, Chaouen, Tétouan, Ouezzane et Taounate. Ailleurs, cette activité sera bien sûr interdite. La proposition prévoit les modalités de sa culture, de sa commercialisation, de sa transformation et de sa consommation. Bref, l’organisation de toute la filière dont devrait justement s’occuper un organisme public, une agence nationale, dans lequel siégeraient tous les acteurs concernés.

L’Istiqlal n’est pas le seul à s’intéresser à la question, puisque le PAM a également inscrit le sujet dans son agenda et lui a même consacré une journée d’information à l’hémicycle à l’initiative de son groupe parlementaire. Le PJD s’invite aussi à ce débat mais non pas pour trouver une solution à la situation des dizaines de milliers de familles qui vivent de cette activité. Les islamistes crient plutôt au scandale et à l’instrumentalisation de la question en accusant leurs adversaires de vouloir tirer des bénéficies électoraux de leur démarche.

Boutique Biologiquement.comDU CANNABIS THÉRAPEUTIQUE POUR LA SANTÉ D’UNE ENFANT

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Traitement par Le cannabis bio marijuana. Un combat après l’autre, Sandrine Simmini lutte pour sa fille Lola. La petite est atteinte du syndrome de Dravet, une forme rare et sévère d’épilepsie, aussi appelé « épilepsie myoclonique sévère du nourrisson » (EMSN).

Diagnostiquée assez tôt, Lola n’a jamais pris de médicaments contre-indiqués pour cette maladie et suit une quadrithérapie. Pourtant, « ce lourd traitement n’arrange rien et les effets secondaires aggravent son état », constate Sandrine, à bout de solutions.

Après quelques recherches sur internet, la jeune mère entrevoit une alternative : le cannabidiol. Outre-Atlantique, des essais cliniques viennent d’être autorisés et les témoignages de parents satisfaits abondent déjà. « Le cannabidiol accroît l’effet des médicaments que les enfants prennent déjà, explique Sandrine Simmini. Petit à petit, on peut diminuer le dosage et, in fine, supprimer si possible un ou plusieurs médicaments. » Et les effets secondaires comme l’anorexie dont Lola souffre depuis deux ans.

Marie-Christine Ballot voudrait elle aussi donner du cannabidiol à Louis, son fils de 14 ans atteint de la même maladie. Mais les deux femmes veulent le faire en toute légalité « pour être suivi par un médecin et prouver médicalement ses bienfaits », précise la mère du garçonnet.

« Les gens pensent au côté récréatif »
Après avoir vécu trois ans à Montbéliard, elle a ramené son fils à Aix-en-Provence, sa ville natale. « Dans le Sud, nous avons pu trouver un meilleur suivi qu’à Besançon et plus de soutien de la part du corps médical », se satisfait Marie-Christine et son compagnon, Sébastien. Mais, avec une soixantaine de cas dans l’hexagone, les parents trouvent peu d’écoute de la part des neurologues, souvent perdus devant cette maladie rare. « Nous vivons la même situation qu’ont vécue les parents d’autistes sévères il y a vingt ans », résume Marie-Christine.

Le centre de référence pour le syndrome de Dravet se trouve à l’hôpital Necker de Paris, « trop loin quand nos enfants peuvent être à un instant en train de jouer et, dans la seconde qui suit, être à l’article de la mort », explique Sandrine.

En France, certains n’ont pas attendu l’autorisation de l’Epidiolex, le médicament à 98 % de cannabidiol destiné aux épileptiques, pour le tester. Mais leurs récits, si positifs soient-ils, n’empêchent pas le scepticisme d’autres parents. « Les gens pensent au côté récréatif du cannabis qu’il n’y a pas dans le cannabidiol, dépourvu de THC, justifie Sandrine Simmini. Pire, les médecins nous font tellement peur. Ils nous disent que le cannabidiol comporte un risque de mort subite, mais le syndrome de Dravet aussi ! Alors, on fait quoi ? »

Pour ne pas choisir entre la peste ou le choléra, l’Ornanaise a écrit une lettre à François Hollande lundi dernier. « Je vous demande d’autoriser l’Epidiolex », écrit-elle clairement. Sans réponse, elle garde pourtant espoir et sourire même si elle avoue : « Dans peu de temps, si rien n’évolue, je m’en procurerai illégalement. Pour voir ma fille aller mieux. »

Boutique Biologiquement.comLes effets du cannabis : risques, vulnérabilité… effets thérapeutiques ?

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Le cannabis bio marijuana.Comment les chercheurs étudient le cannabis au laboratoire… Quels sont ses effets chez la souris ? Comment le cannabis agit-il au niveau du cerveau de rat ?

Les limites de l’extrapolation de ces études à l’homme. Avec le comportementaliste Rafaël Maldonado et le neuro-pharmacologue Jean-Pol Tassin.

Les effets immédiats liés à la consommation de cannabis bio

Les effets à court terme sont divers et plus ou moins intenses selon la quantité de produit utilisé, la personnalité du consommateur et le contexte. Ils vont d’une sensation de bien-être à la somnolence, de l’euphorie à un trop-plein d’idées et de paroles… Par ses effets relaxants et désinhibants, le cannabis, facilite les contacts. Il amplifie les émotions et modifie les perceptions visuelle, auditive et temporelle.

Mais la consommation de cannabis entraîne aussi des troubles de la mémoire immédiate, des difficultés à se concentrer, une diminution des réflexes, voire, à hautes doses, des troubles du langage et de la coordination motrice. La prise de cannabis peut parfois déclencher un bad trip, c’est-à-dire un mal-être psychologique avec une angoisse importante voire une crise d’identité. Enfin, un état de psychose aiguë avec des idées délirantes peut toucher des personnes prédisposées (0,1 % des consommateurs).

Le cannabis est-il responsable d’accidents mortels de la route ?

Selon une récente enquête* menée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, les conducteurs sous influence du cannabis ont 1,8 fois plus de risque de causer un accident mortel que les conducteurs négatifs. Sur les 10 748 conducteurs impliqués dans des accidents mortels et soumis à un test sanguin de dépistage du cannabis, 751 (soit 7%) étaient positifs. Selon les auteurs de l’étude, le nombre annuel de victimes directement imputable au cannabis serait ainsi de l’ordre de 180.

Pour certains spécialistes, ces chiffres pourraient être sous-estimés car seules les concentrations en THC supérieures à 1 ng/ml – mesurées dans le sang parfois plusieurs heures après l’accident – ont été prises en compte dans cette enquête. Or, des données récentes** suggèrent que le THC peut encore se retrouver dans le cerveau alors qu’il n’est plus détectable dans le sang.

Au vu de ces nouveaux résultats, l’Académie nationale de pharmacie vient de demander à ce que les mesures législatives soient renforcées, notamment en abaissant le seuil de positivité à 0,5 ng/ml (contre 1 ng/ml aujourd’hui) et en privilégiant le dépistage préalable par la salive (notons qu’aujourd’hui, il n’y a pas de seuil de dangerosité défini comme pour l’alcool). Des recommandations jugées discutables par le secrétaire du conseil médical de la prévention routière, le Dr Mercier-Guyon, qui considère que le test salivaire n’est pas encore suffisamment fiable et que l’approche comportementale (qui consiste à faire descendre les conducteurs de leur véhicule pour observer leur comportement) est plus adaptée qu’une détection chimique systématique.

* Etude « Stupéfiants et accidents mortels de la circulation routière » (SAM), OFDT, 2005, parue dans l’édition du 2 décembre 2005 du British Medical Journal. ** Mura P, Kintz P, Dumestre V, Raul S, Hauet T. THC can be detected in brain while absent in blood. Journal Anal Toxicol. 2005; vol. 29 : sous presse.

Cannabis bio et alcool : un cocktail détonnant

Jusqu’à présent, les études épidémiologiques menées dans différents pays avaient déjà permis de conclure que la consommation de cannabis associée à une prise d’alcool, même faible, augmentait fortement le risque d’être impliqué dans un accident mortel de la route.
Les effets à long terme sur la santé : premières observations

Aujourd’hui, les effets à long terme du cannabis sont encore méconnus car mal documentés. D’une part, on manque de recul en matière de données épidémiologiques. D’autre part, l’exercice est d’autant plus difficile que les consommations excessives de cannabis, celles qui sont le plus à risque pour la santé, sont souvent liées à la prise d’autres substances. Néanmoins, les premières observations suggèrent qu’à long terme, une consommation régulière (dix fois et plus au cours des trente derniers jours) et répétée de cannabis peut avoir des effets graves sur la santé : bronchite chronique, troubles cardiovasculaires, troubles nerveux (anxiété, dépression), risque accru de cancer…

Source : « Cannabis : quels effets sur le comportement et la santé », expertise collective de l’Inserm.

Quel lien entre cannabis et cancer ?

Plusieurs études épidémiologiques et cliniques menées notamment dans des pays du Maghreb (Maroc, Tunisie), régions consommatrices de cannabis par tradition, mais aussi aux États-Unis où la marijuana est fumée sans tabac, suggèrent que la consommation répétée et régulière de cannabis augmenterait le risque de développer un cancer du poumon ou des voies aérodigestives supérieures. De plus, associée à du tabac, la prise de cannabis pourrait accélérer le développement du cancer bronchique, processus habituellement lent, avec apparition de la maladie avant 45 ans. D’autres études épidémiologiques sont encore nécessaires pour préciser les risques, notamment en fonction de la durée de consommation.

Source : Centre international de recherche sur le cancer, Dr Annie Sasco (« Cancer et cannabis », Annie Sasco et Hervé Besson, « L’usage problématique de cannabis » (février 2004), Toxibase-Crips).

Y a-t-il une dépendance au cannabis ?

Il ne semble pas que le cannabis entraîne une dépendance physique (troubles somatiques liés à l’interruption de la consommation) mais une dépendance psychique (préoccupations majoritairement centrées sur l’obtention du produit) semble exister chez environ 10 % des consommateurs réguliers. Dans sa dernière expertise collective présentée en février 2004, l’Inserm rappelle que le tabac rend dépendant très rapidement et que plus il est consommé jeune, plus le risque de devenir dépendant est important. Or, en France, le cannabis est presque toujours consommé avec du tabac. Donc la consommation de « joints » peut rendre dépendant au tabac et pousser à un usage répété.

Le cannabis est-il une porte d’entrée vers d’autres drogues ?

Selon une enquête de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies menée en 2002 (sur un échantillon de 2 000 personnes de 15 à 75 ans), près de 70 % des Français le croient.

Mais, jusqu’à présent, les données épidémiologiques n’ont pas confirmé ce risque d’« escalade » vers d’autres drogues.

Le cannabis peut-il déclencher une schizophrénie ?

Le sujet fait débat actuellement. Plusieurs études* suggèrent que chez certaines personnes prédisposées, le cannabis pourrait être responsable de l’apparition d’une schizophrénie**. Ainsi, le risque de schizophrénie est augmenté d’un facteur 2 chez les sujets ayant consommé dix fois du cannabis à 18 ans (à l’exclusion de toute autre drogue) et ce risque augmente avec l’importance et la précocité de la consommation. La prise de cannabis précède généralement l’apparition de la schizophrénie. Les patients consomment-ils du cannabis pour atténuer des signes précurseurs d’une schizophrénie non encore diagnostiquée ? Ou bien, le cannabis peut-il, en l’absence de symptômes préexistants, déclencher les premiers troubles ? Cette dernière hypothèse n’est pas exclue mais il est trop tôt pour trancher et d’autres travaux devront chercher à identifier la vulnérabilité individuelle face à ce risque.

* Notamment une étude suédoise menée sur 50 000 conscrits pendant plus de vingt-cinq ans (British Medical Journal, 2002). ** La schizophrénie est une pathologie mentale grave qui touche 1% de la population, soit 600 000 personnes en France. Source : Inserm, Marie-Odile Krebs, directrice de l’Unité EPI 0117 « physiopathologie des maladies psychiatriques ».

L’impact du cannabis sur les performances scolaires

On sait que la consommation de cannabis peut induire des troubles de la mémoire, des défauts d’attention. On peut donc s’attendre à une baisse des performances scolaires… mais aujourd’hui aucune étude ne permet de l’affirmer avec certitude. Il y a trop de facteurs impliqués dans l’échec d’un parcours scolaire (problèmes familiaux ou sociaux, mal-être psychologique, troubles du comportement…) et il est difficile de mesurer la part de responsabilité du cannabis.

Un syndrome « amotivationnel » (déficit de l’activité, indifférence affective, altération du fonctionnement intellectuel, ralentissement de la pensée…) a été décrit chez certains consommateurs réguliers de cannabis.

Le cannabis bio, un indicateur de mal-être ?

En étudiant les plus jeunes (12-13 ans) et les plus âgés (17-18 ans), on voit qu’il y a pour tous un lien entre consommation de cannabis, manque de goût pour l’école* et absentéisme régulier. Mais ce lien est nettement plus important chez les 12-13 ans, y compris en cas de « simple » expérimentation, que chez les 17-18 ans. Or, a priori, ce n’est pas le fait d’avoir consommé une fois ou deux la substance qui va induire le manque de goût pour l’école, l’absentéisme régulier, voire même la tentative de suicide.

Les chercheurs font plutôt l’hypothèse que, chez les plus jeunes, l’expérimentation de cannabis, tout comme le fait de ne pas aimer l’école, d’être régulièrement absent ou de faire une tentative de suicide, sont plutôt l’expression d’un même mal-être. À ce titre, la consommation de cannabis doit être considérée comme un signal d’alarme…

Source : Enquête européenne Espad 2003 (European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs), par autoquestionnaire anonyme auprès de 16 000 élèves de la 6e à la Terminale, sous la direction scientifique conjointe de l’Inserm (M. Choquet) et de l’OFDT (F. Beck) pour la France.

Les effets thérapeutiques du cannabis bio

L’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques est en débat dans de nombreux pays. Des études ont montré que le produit actif du cannabis (le THC) a des propriétés anti-douleur, anti-vomissements et qu’il stimule l’appétit ; il peut limiter les effets secondaires des chimiothérapies anticancéreuses, des trithérapies contre le sida, permettre de lutter contre le glaucome ou certaines douleurs chroniques… Récemment, une étude britannique (publiée dans la revue médicale The Lancet en novembre 2003) a suggéré que le cannabis aurait un effet bénéfique chez certains patients atteints de sclérose en plaques.

Néanmoins, tous ces essais ont été faits sur des petits échantillons de patients et l’on manque encore d’études à grande échelle pour réellement évaluer le potentiel thérapeutique du cannabis. De plus, la forme fumable est la plus utilisée dans les essais (effets plus constants et plus rapides que les décoctions ou le cannabis consommé par vaporisation) mais c’est aussi la plus toxique pour les bronches et les poumons.

Le cannabis bio comme médicament

Depuis le 1er septembre 2003, les pharmacies des Pays-Bas vendent du cannabis sur prescription médicale. Plusieurs pays tolèrent déjà la prescription de cannabis pour certaines maladies graves:

la Suisse, le Canada (qui vient d’autoriser un spray à base de cannabis pour soulager les symptômes liés à la sclérose en plaque), une dizaine d’États des États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni
et bientôt la Belgique.
En France, des gélules de THC peuvent être prescrites exceptionnellement dans le cadre d’une autorisation temporaire nominative qui est des plus restrictives.

Boutique Biologiquement.comLes mangues augmentent les effets du cannabis.

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Dernièrement il semble que les communautés scientifique et cannabique bio marijuana se soient rangées du même côté.

La communauté scientifique a récemment découvert que la consommation de mangues fraîches, ou même le fait de boire un smoothie à la mangue fraiche une heure avant de fumer, peut augmenter, renforcer, et même prolonger les sensations euphoriques ressenties après avoir fumé de la marijuana bio.

C’est parce qu’un composé chimique connu sous le nom de myrcène, qui est le plus souvent employé pour les parfums, peut aussi être trouvé dans le cannabis ainsi que de nombreuses autres plantes diverses telles que la citronnelle, le houblon, et naturellement les mangues. C’est pourquoi ces types de plantes ont de telles odeurs et arômes rares et uniques. Une fois ingéré le composé chimique, ou le myrcène, aide la substance psychoactive THC en lui permettant de passer par la barrière hémato-encéphalique à des vitesses beaucoup plus rapides avec beaucoup plus d’efficacité. Le temps pris par le THC pour qu’il ait un effet sur le cerveau après l’inhalation est d’approximativement sept secondes cependant, en mangeant une mangue jusqu’à une heure avant de fumer le temps pris pour que le THC atteigne le cerveau et ait un effet pourrait être divisé de moitié. De plus la durée de l’effet pourrait être jusqu’à deux fois plus longue.

Les individus qui ont mangé une mangue, qui l’ont digéré, et puis qui ont fumé, ont également noté que les sentiments euphoriques ressentis par la marijuana sont beaucoup plus intenses. Il est également important de noter que les différences de vitesses des métabolismes ont leur importance dans cette expérience. L’expérience à montrer que les individus qui ont des métabolismes plus lents peuvent devoir ingérer une mangue ou un smoothie à la mangue jusqu’à une heure et demie avant de fumer. Connaitre la vitesse du métabolisme aide à s’assurer que les myrcènes trouvés dans les mangues ont été correctement digérés et aient un effet.

Maintenant il serait bon de pousser un peu plus ces recherches et de montrer si l’effet de la mangue ne se limite qu’au THC ou inclus d’autres composés chimiques du cannabis. Elle pourrait ainsi augmenter et prolonger les effets positifs que peut avoir l’huile de chanvre et l’huile essentielle de chanvre sur la santé, grâce à leurs avantages relaxant, antidouleur, hydratant et anti-inflammatoire.

Boutique Biologiquement.comLes fumeurs de cannabis seraient moins obèses que les autres

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En dépit de la fameuse fringale qui suit la prise de cannabis bio marijuana, les fumeurs de joints ont moins de chance de souffrir d’obésité selon une étude publiée par Live Science.

Bien que la loi française interdise de présenter les drogues, y compris le cannabis, sous un jour favorable, la fameuse plante pourrait bien ajouter une nouvelle ligne inattendue à la liste de ses vertus médicinales.

En effet, le cannabis est notamment connu pour donner faim, si bien qu’il est prescrit aux malades du Sida qui ont perdu l’appétit pour les aider à reprendre du poids dans certains pays. L’équipe de chercheurs qui a voulu étudier les liens entre cannabis et obésité s’attendaient donc à prouver que le premier favorise la seconde. Or, les résultats qu’ils ont trouvés affirment tout le contraire.

Yann Le Strat, psychiatre à l’Hôpital Louis Mourier, et ses collègues ont examiné deux études réalisées aux Etats-Unis, portant sur un total de 50 000 personnes. 4 et 7% des deux échantillons avaient consommé au moins une fois du cannabis au cours de l’année écoulé. Entre 16 et 17% d’entre eux souffraient d’obésité, contre 22 à 25% des personnes n’ayant pas consommé de cannabis.

Pire, en analysant les données des consommateurs réguliers de cannabis, ils ont réalisé que ceux qui en fumaient moins trois fois par semaine n’étaient que 14% à être obèses. Le cannabis réduirait donc les risques d’obésité, mais reste à savoir pourquoi. “D’un point de vue personnel, je serai surpris que le cannabis soit associé à un plus haut taux d’activité physique, mais on ne peut pas l’écarter”, note Le Strat, cité par Live Science. Il est donc plus probable qu’il s’agisse d’un composant du cannabis, que les scientifiques pourraient isoler pour l’administrer sous forme de médicaments. Car il n’est évidemment pas question de recommander aux gens de se mettre à fumer des joints pour perdre du poids.

Surtout pour Yann Le Strat qui est un spécialiste des addictions et rappelle les dangers liés à sa consommation, en terme de santé physique et psychologique. Mais, encore faut-il qu’on puisse apporter du crédit aux résultats de cette étude un peu bancale. Tout d’abord, dans les échantillons utilisés, les personnes donnaient elles-mêmes leur IMC (indice de masse corporelle), ce qui rend douteuse la fiabilité des informations.

Ensuite, l’étude ne fait nullement mention d’autres facteurs, comme la tabagie. Or, on peut aisément imaginer que la plupart des Américains consommateurs de marijuana fument également des cigarettes, contrairement à la majorité du reste de l’échantillon (seuls 20% des Américains fument quotidiennement).

Sachant qu’à comportement égal, un fumeur peut peser jusqu’à 4 kilos de moins qu’un non-fumeur (fumer fait brûler des calories, la nicotine augmente l’effet de satiété et favorise le déstockage des graisses, etc.), il y a un risque que les résultats soient faussés. D’autres études plus poussées seront donc sans doute nécessaires avant qu’on puisse claironner que le cannabis seul fait maigrir et qu’il détient la clé d’un futur médicament anti-obésité.

Boutique Biologiquement.comSevrage du cannabis : l’aide psychologique est préconisée

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Une étude récente préconise une aide psychologique pour mieux faire face au symptômes induits par l’arrêt de drogues douces telles que le cannabis bio (ou marijuana).

Quels sont les symptômes de sevrage du cannabis (marijuana) ? Les consommateurs de cannabis qui cessent de fumer peuvent être portés à recommencer en raison des symptômes de sevrage. Dans une étude auprès de fumeurs qui essayaient de se défaire de l’habitude, environ 1/3 ont recommencé pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage tels que l’irritabilité et l’anxiété.

La recherche menée par le Dr. David Gorelick* impliquait 469 fumeurs, âgés de 18 à 64 ans, dont le quart avait fumé plus de 10.000 fois dans leur vie (l’équivalent d’une consommation quotidienne pendant 27 ans) et plus de la moitié avait fumé plus de 2.000 fois.

42% ont vécu au moins un symptôme de sevrage quand ils ont essayé de quitter. Les symptômes plus fréquents étaient les envies de fumer, l’irritabilité, l’ennui, l’anxiété et les perturbations du sommeil.

De ceux qui ont rapporté des symptômes, 78% (33% de l’ensemble des participants) ont dit avoir recommencé à consommer pour réduire ces symptômes.

Une précédente recherche avait recensé les symptômes suivants : fatigue, faiblesse, bâillements, hypersomnie, ralentissement psychomoteur, anxiété et dépression. Ces symptômes induisaient une détresse, nuisaient au fonctionnement et amenaient à reconsommer pour éviter la détresse.

“Les gros fumeurs de cannabis doivent savoir qu’ils peuvent vivre un syndrome de sevrage qui les rendra inconfortables quand ils essaieront d’arrêter”, dit Gorelick. “C’est pourquoi il leur est indispensable de se faire suivre par un psychothérapeute formé aux addictions, afin de les aider à se reconstruire en sachant comment affronter la vie “réelle””.

Cette étude a été présentée au congrès de l’American Psychiatric Association.

Boutique Biologiquement.comQuels sont les symptômes de sevrage à l’arrêt du cannabis?

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Les consommateurs de cannabis bio marijuana qui cessent de fumer peuvent être portés à recommencer en raison des symptômes de sevrage.

L’étude menée par Dr. David Gorelick, du National Institute on Drug Abuse, impliquait 469 fumeurs, âgés de 18 à 64 ans, dont le quart avait fumé plus de 10.000 fois dans leur vie (l’équivalent d’une consommation quotidienne pendant 27 ans) et plus de la moitié avait fumé plus de 2.000 fois.

42% ont vécu au moins un symptôme de sevrage quand ils ont essayé de quitter. Les symptômes plus fréquents étaient les envies de fumer, l’irritabilité, l’ennui, l’anxiété et les perturbations du sommeil.
De ceux qui ont rapporté des symptômes, 78% (33% de l’ensemble des participants) ont dit avoir recommencé à consommer pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage tels que l’irritabilité et l’anxiété.

Une précédente étude avait recensé les symptômes suivants: fatigue, faiblesse, bâillements, hypersomnie, ralentissement psychomoteur, anxiété et dépression. Ces symptômes amenaient une détresse, nuisaient au fonctionnement et amenaient à reconsommer pour éviter la détresse.

Les gros fumeurs de cannabis doivent savoir qu’ils peuvent vivre un syndrome de sevrage qui les rendra inconfortables quand ils essaieront d’arrêter, dit Gorelick.

Cette étude a été présentée au congrès de l’American Psychiatric Association.

Boutique Biologiquement.comLes dangers, les effets du cannabis à long terme sur la santé

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Le cannabis bio marijuana

Un phénomène amotivationnel (une réduction de l’ambition et de la motivation).
Danger Cannabis Endommage le poumon : le cannabis est nocif pour les poumons car il remplie les poumons de trois fois plus de goudron et de cinq fois plus de monoxyde de carbone qu’une cigarette. Le cannabis peut également causer des micro-coupures dans les poumons.
Danger Cannabis Risque de cancers de la cavité buccale, du pharynx, de la trachée et de l’oesophage.
Danger Cannabis Risque de développer des maladies des poumons.
Danger Cannabis La formation des spermatozoïdes des hommes et le cycle de menstruation des femmes peuvent être perturbés. Les effets sont cependant réversibles après l’arrêt du cannabis.
Danger Cannabis Phénomène de dépendance chez le consommateur.
La Fondation pour une Europe sans drogue (FDFE) informe le grand public que de récentes données scientifiques confirment que « cannabis et cannabinoides sont bien connus par les sommités en matière de recherche sur les cannabinoides, pour agir comme des immunodépresseurs » déclare le Dr Stuart Reece d’Australie. Et l’effet est d’autant plus sensible que la personne se trouve déjà en condition de santé non optimale. Cela conforte la FDFE à développer ses actions de prévention auprès du grand public et des enfants pour les protéger des fausses allégations qui circulent à propos de l’innocuité du cannabis et autres drogues, propagées par les « drug dealers » et les supporters de la légalisation des drogues.
Dans un récent rapport publié dans le Medical Journal of Australia (Mai 2008), l’auteur met aussi en étroite relation, dans des communautés aborigènes, des troubles du comportement ainsi que de hauts niveaux de suicide et de dépression suite à la consommation de cannabis.
Il est bon de rappeler d’une part que le taux de substance psychoactive, le cannabinol (THC), dans les nouvelles variétés de plantes s’est élevé de 5-6% jusqu’à 15 et 24 %, pouvant atteindre 30% pour de la résine et d’autre part, que le THC est capable de traverser la barrière placentaire chez la mère et de provoquer ultérieurement des anomalies nerveuses permanentes chez le bébé.
En Belgique, la question du cannabis retrouve toute son acuité avec le problème de la proximité frontalière des coffee shops des Pays-Bas. Cela a d’ailleurs motivé les bourgmestres des régions flamandes à organiser un sommet sur le cannabis en février 2009.
En Europe, des tentatives de dépénaliser la possession et la consommation du cannabis, telles la décision de 2004 du Labour Party anglais de déclassifier le cannabis a été un total échec : le nombre de personnes hospitalisées pour traitement est passé de 11 000 en 2004 à 16500 en 2007. Cela se retrouve aussi chez les enfants dont le nombre passe de 8000 en 2005 à plus de 9000 en 2007. Selon une récente décision (novembre 2008), , le cannabis sera à nouveau reclassé comme drogue illégale en Angleterre en 2009.
Il est donc urgent que de sérieuses informations préventives soient mises en œuvre pour protéger la santé et l’avenir de nos enfants.