[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Le cannabis bio marijuana est de loin la drogue la plus consommĂ©e, avec un collĂ©gien sur dix qui en a dĂ©jĂ  fumĂ©, d’après une rĂ©cente enquĂŞte internationale sur la santĂ© des jeunes.

Un chiffre alarmant qui invite à faire le point sur les conséquences physiques et psychiques du cannabis, connues et méconnues du grand public.
Outre le tabac fréquemment associé au cannabis, le tétra-hydro-cannabinol (THC) est le principal cannabinoïde (substance psycho-active) responsable des effets somatiques. Les différents symptômes liés à la consommation de cannabis débutent 30 minutes après la prise et peuvent durer jusque 6 heures après. Voici quelques points pour vous éclairer sur les méfaits souvent ignorés du cannabis.

Pourquoi les consommateurs de cannabis ont les yeux rouges ?

L’intoxication aiguĂ« du cannabis provoque une vasodilatation des vaisseaux des conjonctives et une irritation des yeux, responsables de la rougeur des conjonctives. Les frĂ©quentes rĂ©actions allergiques ne font qu’aggraver ces symptĂ´mes oculaires pouvant provoquer des conjonctivites Ă  rĂ©pĂ©tition.

De véritables risques pour la grossesse

En traversant la paroi du placenta, le THC se retrouve dans le sang du fĹ“tus Ă  des doses au moins Ă©gales Ă  celles prĂ©sentes dans le sang maternel. MĂŞme si les effets sur la grossesse et le fĹ“tus sont assez discordants selon les Ă©tudes, aucune drogue n’est anodine et dĂ©nuĂ©e de risques.

D’après les Ă©tudes les plus pessimistes, le cannabis bio favoriserait un retard de croissance fĹ“tale et l’apparition de troubles neurocognitifs dans l’enfance. Elle peut aussi induire la formation d’un hĂ©matome rĂ©tro placentaire, complication de la grossesse pouvant engager le pronostic vital de la mère et du fĹ“tus.

Diminution de la fertilité et troubles de la libido

Les substances contenues dans le cannabis bio peuvent être à l’origine de perturbations dans la production des hormones sexuelles mâles et femelles.

Chez l’homme, cette baisse de production est Ă  l’origine d’une diminution de la qualitĂ© du sperme (rĂ©duction du nombre et de la motilitĂ© des spermatozoĂŻdes). Chez la femme, les troubles de fertilitĂ© seraient secondairement liĂ©es Ă  une perturbation des cycles menstruels, un arrĂŞt de l’ovogĂ©nèse (production des ovocytes) et une anomalie d’implantation et de dĂ©veloppement embryonnaires.

Bien que le lien direct entre une consommation rĂ©gulière de cannabis bio et la baisse de la fertilitĂ© ne soit pas clairement Ă©tabli, un arrĂŞt du cannabis est nĂ©cessaire pour envisager une procrĂ©ation. D’autres Ă©tudes ont montrĂ© qu’une consommation rĂ©gulière de cannabis bio serait Ă  l’origine de troubles de la libido, dysfonctions Ă©rectiles et de troubles de l’Ă©jaculation.

Des vomissements soulagés par une douche chaude

Une complication digestive souvent mĂ©connue du cannabis : le “syndrome d’hyperĂ©mèse cannabinoĂŻde”. La consommation quotidienne et rĂ©gulière de cannabisbio  est responsable d’Ă©pisodes sĂ©vères de nausĂ©es et de vomissements difficilement calmĂ©s par les mĂ©dicaments, accompagnĂ©s de douleurs abdominales. Cette symptomatologie digestive est soulagĂ©e par un bain chaud ou une douche chaude prise de manière compulsive et par l’arrĂŞt du cannabis.

Entre 175 et 190 décès annuels sur les routes

Des sensations d’ivresse (sensation de bien-ĂŞtre, dysphorie, fou rire) apparaissent après l’usage de cannabis bio pendant environ 3 heures. L’intoxication aiguĂ« Ă  cette drogue peut entraĂ®ner des complications psychiques plus inquiĂ©tantes comme des hallucinations, une dĂ©sorientation temporo-spatiale, voire mĂŞme des troubles psychiatriques.

Sa consommation chronique peut provoquer des troubles respiratoires responsables d’une toux, d’une bronchite ou d’une aggravation d’un asthme. En dilatant les bronches et les alvĂ©oles pulmonaires, le THC permet Ă  la fumĂ©e d’y pĂ©nĂ©trer plus facilement. Des troubles cardiaques comme une tachycardie ou des palpitations sont souvent ressentis par les consommateurs de cannabis bio. Son rĂ´le dans la survenue de cancers (pulmonaires et des voies aĂ©rodigestives supĂ©rieures) n’est pas clairement Ă©tabli Ă  cause de sa frĂ©quente association avec le tabac. Cette drogue entraĂ®ne par ailleurs un allongement du temps de rĂ©action et des troubles de la coordination motrice responsables d’accidents de la route.

Entre 175 et 190 dĂ©cès annuels par accident de la route seraient imputables Ă  la consommation de cannabis, d’après un rĂ©cent rapport de la Mission interministĂ©rielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie.

Sources :

– ConsĂ©quences somatiques de la consommation de cannabis. Olivier Cottencin et coll. La Revue du praticien. DĂ©cembre 2013.
– Le cannabis. Drogues info service.
– Evaluer sa dĂ©pendance avec un auto-questionnaire (CAST)
– Guide d’aide Ă  l’arrĂŞt du cannabis. Inpes


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

L’Uruguay sera l’an prochain le premier pays au monde Ă  vendre du cannabis bio marijuana à ses citoyens.

La loi veut mettre sous contrĂ´le de l’Etat la production et la distribution de cannabis. Les citoyens qui veulent acheter du cannabis devront pour cela se faire enregistrer. Le pays veut endiguer la violence liĂ©e aux drogues, Ă´ter les bĂ©nĂ©fices des trafics des mains des narcotrafiquants et protĂ©ger les consommateurs de cannabis d’un passage Ă©ventuel aux drogues dures.

L’Uruguay va vendre le cannabis Ă  1 dollar le gramme (0,75 euro) et pas Ă  2,5 dollars comme annoncĂ© prĂ©cĂ©demment, a dĂ©clarĂ© Julio Cazada, responsable du programme cannabis des autoritĂ©s uruguayennes (en comparaison, en Europe et aux USA, les prix dĂ©passent facilement les 10 euros le gramme).

Ce dernier point pourrait bien ĂŞtre une bonne nouvelle pour … le Paraguay.

Ce pays est-après le Mexique – le plus grand producteur de marijuana au monde. Un kilo de cannabis coĂ»te Ă  peine 45 euros au Paraguay contre 225 euros en Uruguay. Il s’agit donc de 0,045 euro et 0,22 euro le gramme. Les producteurs paraguayens peuvent donc ainsi rĂ©aliser un gain supĂ©rieur de 500 % par rapport Ă  ce qu’ils gagneraient ‘avec d’autres cultures. Ce n’est pas nĂ©gligeable dans un pays oĂą le PIB atteint par personne Ă  peine 6.000 dollars contre 16.000 en Uruguay, pays plus riche.

Si l’Uruguay se met Ă  vendre de la marihuana de manière lĂ©gale Ă  1 dollar le gramme, la consommation va augmenter très vite, ce qui donne aux producteurs paraguayens des possibilitĂ©s de pĂ©nĂ©trer dans ce marchĂ© avec de la marchandise bien moins chère, voilĂ  les craintes qu’exprime Luis Rojas, chef de la cellule antidrogues paraguayenne dans le journal local ABC.

Le Paraguay s’est toujours opposĂ© Ă  la lĂ©galisation du cannabis en Uruguay. En aoĂ»t dĂ©jĂ , Rojas prĂ©venait que la lĂ©galisation aurait peu d’effet sur l’importation de drogues dans le pays. « Il n’y a aucune raison que les producteurs paraguayens arrĂŞtent d’exporter leur production en Uruguay ».

Il est clair que cela pourrait avoir un effet contraire aux raisons qui incitent Montevideo Ă  lĂ©galiser le cannabis. Le but Ă©tait – dans un pays oĂą un mĂ©fait sur quatre est liĂ© Ă  la drogue ou Ă  l’alcoolisme – de lutter contre la montĂ©e de violence due Ă  la drogue et d’Ă´ter les bĂ©nĂ©fices des trafics des mains des dealers.

« Nous sommes persuadĂ©s que l’interdiction de certaines drogues cause plus de problèmes que les drogues elles-mĂŞmes et a des consĂ©quences destructrices », a dit en juillet de l’an passĂ© Eleuterio Fernandez Huibrodo, ministre de le DĂ©fense.

Mais les barons paraguayens de la drogue menacent de submerger l’Uruguay sous un flot de cannabis illĂ©gal et bon marchĂ©, un trafic qui est loin d’ĂŞtre basĂ© sur la volontĂ© d’aider les hommes. Une augmentation de violences liĂ©es Ă  la drogue pourrait devenir la norme, Ă  l’opposĂ© du caractère exceptionnel du projet que dĂ©sirait le gouvernement.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

L’Istiqlal garde toujours une longueur d’avance. C’est le premier parti Ă  avoir Ă©voquĂ© la problĂ©matique de la culture du cannabis bio marijuana sous la coupole du Parlement.

Cannabis Maroc
L’Istiqlal garde toujours une longueur d’avance. C’est le premier parti à avoir évoqué la problématique de la culture du cannabis sous la coupole du Parlement. C’est aussi le premier à avoir déposé, il y a quelques jours, une proposition de loi portant dépénalisation et réglementation de cette activité en perspective de son usage à des fins médicales et pharmaceutiques. La proposition prévoit, en gros, la délimitation de la culture de cette plante à des régions précises. Il s’agit des provinces d’Al Hoceima, Chaouen, Tétouan, Ouezzane et Taounate. Ailleurs, cette activité sera bien sûr interdite. La proposition prévoit les modalités de sa culture, de sa commercialisation, de sa transformation et de sa consommation. Bref, l’organisation de toute la filière dont devrait justement s’occuper un organisme public, une agence nationale, dans lequel siégeraient tous les acteurs concernés.

L’Istiqlal n’est pas le seul à s’intéresser à la question, puisque le PAM a également inscrit le sujet dans son agenda et lui a même consacré une journée d’information à l’hémicycle à l’initiative de son groupe parlementaire. Le PJD s’invite aussi à ce débat mais non pas pour trouver une solution à la situation des dizaines de milliers de familles qui vivent de cette activité. Les islamistes crient plutôt au scandale et à l’instrumentalisation de la question en accusant leurs adversaires de vouloir tirer des bénéficies électoraux de leur démarche.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Traitement par Le cannabis bio marijuana. Un combat après l’autre, Sandrine Simmini lutte pour sa fille Lola. La petite est atteinte du syndrome de Dravet, une forme rare et sévère d’épilepsie, aussi appelé « épilepsie myoclonique sévère du nourrisson » (EMSN).

Diagnostiquée assez tôt, Lola n’a jamais pris de médicaments contre-indiqués pour cette maladie et suit une quadrithérapie. Pourtant, « ce lourd traitement n’arrange rien et les effets secondaires aggravent son état », constate Sandrine, à bout de solutions.

Après quelques recherches sur internet, la jeune mère entrevoit une alternative : le cannabidiol. Outre-Atlantique, des essais cliniques viennent d’être autorisés et les témoignages de parents satisfaits abondent déjà. « Le cannabidiol accroît l’effet des médicaments que les enfants prennent déjà, explique Sandrine Simmini. Petit à petit, on peut diminuer le dosage et, in fine, supprimer si possible un ou plusieurs médicaments. » Et les effets secondaires comme l’anorexie dont Lola souffre depuis deux ans.

Marie-Christine Ballot voudrait elle aussi donner du cannabidiol à Louis, son fils de 14 ans atteint de la même maladie. Mais les deux femmes veulent le faire en toute légalité « pour être suivi par un médecin et prouver médicalement ses bienfaits », précise la mère du garçonnet.

« Les gens pensent au côté récréatif »
Après avoir vécu trois ans à Montbéliard, elle a ramené son fils à Aix-en-Provence, sa ville natale. « Dans le Sud, nous avons pu trouver un meilleur suivi qu’à Besançon et plus de soutien de la part du corps médical », se satisfait Marie-Christine et son compagnon, Sébastien. Mais, avec une soixantaine de cas dans l’hexagone, les parents trouvent peu d’écoute de la part des neurologues, souvent perdus devant cette maladie rare. « Nous vivons la même situation qu’ont vécue les parents d’autistes sévères il y a vingt ans », résume Marie-Christine.

Le centre de référence pour le syndrome de Dravet se trouve à l’hôpital Necker de Paris, « trop loin quand nos enfants peuvent être à un instant en train de jouer et, dans la seconde qui suit, être à l’article de la mort », explique Sandrine.

En France, certains n’ont pas attendu l’autorisation de l’Epidiolex, le médicament à 98 % de cannabidiol destiné aux épileptiques, pour le tester. Mais leurs récits, si positifs soient-ils, n’empêchent pas le scepticisme d’autres parents. « Les gens pensent au côté récréatif du cannabis qu’il n’y a pas dans le cannabidiol, dépourvu de THC, justifie Sandrine Simmini. Pire, les médecins nous font tellement peur. Ils nous disent que le cannabidiol comporte un risque de mort subite, mais le syndrome de Dravet aussi ! Alors, on fait quoi ? »

Pour ne pas choisir entre la peste ou le choléra, l’Ornanaise a écrit une lettre à François Hollande lundi dernier. « Je vous demande d’autoriser l’Epidiolex », écrit-elle clairement. Sans réponse, elle garde pourtant espoir et sourire même si elle avoue : « Dans peu de temps, si rien n’évolue, je m’en procurerai illégalement. Pour voir ma fille aller mieux. »


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Le cannabis bio marijuana.Comment les chercheurs étudient le cannabis au laboratoire… Quels sont ses effets chez la souris ? Comment le cannabis agit-il au niveau du cerveau de rat ?

Les limites de l’extrapolation de ces études à l’homme. Avec le comportementaliste Rafaël Maldonado et le neuro-pharmacologue Jean-Pol Tassin.

Les effets immédiats liés à la consommation de cannabis bio

Les effets Ă  court terme sont divers et plus ou moins intenses selon la quantitĂ© de produit utilisĂ©, la personnalitĂ© du consommateur et le contexte. Ils vont d’une sensation de bien-ĂŞtre Ă  la somnolence, de l’euphorie Ă  un trop-plein d’idĂ©es et de paroles… Par ses effets relaxants et dĂ©sinhibants, le cannabis, facilite les contacts. Il amplifie les Ă©motions et modifie les perceptions visuelle, auditive et temporelle.

Mais la consommation de cannabis entraĂ®ne aussi des troubles de la mĂ©moire immĂ©diate, des difficultĂ©s Ă  se concentrer, une diminution des rĂ©flexes, voire, Ă  hautes doses, des troubles du langage et de la coordination motrice. La prise de cannabis peut parfois dĂ©clencher un bad trip, c’est-Ă -dire un mal-ĂŞtre psychologique avec une angoisse importante voire une crise d’identitĂ©. Enfin, un Ă©tat de psychose aiguĂ« avec des idĂ©es dĂ©lirantes peut toucher des personnes prĂ©disposĂ©es (0,1 % des consommateurs).

Le cannabis est-il responsable d’accidents mortels de la route ?

Selon une rĂ©cente enquĂŞte* menĂ©e par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, les conducteurs sous influence du cannabis ont 1,8 fois plus de risque de causer un accident mortel que les conducteurs nĂ©gatifs. Sur les 10 748 conducteurs impliquĂ©s dans des accidents mortels et soumis Ă  un test sanguin de dĂ©pistage du cannabis, 751 (soit 7%) Ă©taient positifs. Selon les auteurs de l’Ă©tude, le nombre annuel de victimes directement imputable au cannabis serait ainsi de l’ordre de 180.

Pour certains spĂ©cialistes, ces chiffres pourraient ĂŞtre sous-estimĂ©s car seules les concentrations en THC supĂ©rieures Ă  1 ng/ml – mesurĂ©es dans le sang parfois plusieurs heures après l’accident – ont Ă©tĂ© prises en compte dans cette enquĂŞte. Or, des donnĂ©es rĂ©centes** suggèrent que le THC peut encore se retrouver dans le cerveau alors qu’il n’est plus dĂ©tectable dans le sang.

Au vu de ces nouveaux rĂ©sultats, l’AcadĂ©mie nationale de pharmacie vient de demander Ă  ce que les mesures lĂ©gislatives soient renforcĂ©es, notamment en abaissant le seuil de positivitĂ© Ă  0,5 ng/ml (contre 1 ng/ml aujourd’hui) et en privilĂ©giant le dĂ©pistage prĂ©alable par la salive (notons qu’aujourd’hui, il n’y a pas de seuil de dangerositĂ© dĂ©fini comme pour l’alcool). Des recommandations jugĂ©es discutables par le secrĂ©taire du conseil mĂ©dical de la prĂ©vention routière, le Dr Mercier-Guyon, qui considère que le test salivaire n’est pas encore suffisamment fiable et que l’approche comportementale (qui consiste Ă  faire descendre les conducteurs de leur vĂ©hicule pour observer leur comportement) est plus adaptĂ©e qu’une dĂ©tection chimique systĂ©matique.

* Etude « StupĂ©fiants et accidents mortels de la circulation routière » (SAM), OFDT, 2005, parue dans l’Ă©dition du 2 dĂ©cembre 2005 du British Medical Journal. ** Mura P, Kintz P, Dumestre V, Raul S, Hauet T. THC can be detected in brain while absent in blood. Journal Anal Toxicol. 2005; vol. 29 : sous presse.

Cannabis bio et alcool : un cocktail détonnant

Jusqu’Ă  prĂ©sent, les Ă©tudes Ă©pidĂ©miologiques menĂ©es dans diffĂ©rents pays avaient dĂ©jĂ  permis de conclure que la consommation de cannabis associĂ©e Ă  une prise d’alcool, mĂŞme faible, augmentait fortement le risque d’ĂŞtre impliquĂ© dans un accident mortel de la route.
Les effets à long terme sur la santé : premières observations

Aujourd’hui, les effets Ă  long terme du cannabis sont encore mĂ©connus car mal documentĂ©s. D’une part, on manque de recul en matière de donnĂ©es Ă©pidĂ©miologiques. D’autre part, l’exercice est d’autant plus difficile que les consommations excessives de cannabis, celles qui sont le plus Ă  risque pour la santĂ©, sont souvent liĂ©es Ă  la prise d’autres substances. NĂ©anmoins, les premières observations suggèrent qu’Ă  long terme, une consommation rĂ©gulière (dix fois et plus au cours des trente derniers jours) et rĂ©pĂ©tĂ©e de cannabis peut avoir des effets graves sur la santĂ© : bronchite chronique, troubles cardiovasculaires, troubles nerveux (anxiĂ©tĂ©, dĂ©pression), risque accru de cancer…

Source : « Cannabis : quels effets sur le comportement et la santĂ© », expertise collective de l’Inserm.

Quel lien entre cannabis et cancer ?

Plusieurs Ă©tudes Ă©pidĂ©miologiques et cliniques menĂ©es notamment dans des pays du Maghreb (Maroc, Tunisie), rĂ©gions consommatrices de cannabis par tradition, mais aussi aux États-Unis oĂą la marijuana est fumĂ©e sans tabac, suggèrent que la consommation rĂ©pĂ©tĂ©e et rĂ©gulière de cannabis augmenterait le risque de dĂ©velopper un cancer du poumon ou des voies aĂ©rodigestives supĂ©rieures. De plus, associĂ©e Ă  du tabac, la prise de cannabis pourrait accĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement du cancer bronchique, processus habituellement lent, avec apparition de la maladie avant 45 ans. D’autres Ă©tudes Ă©pidĂ©miologiques sont encore nĂ©cessaires pour prĂ©ciser les risques, notamment en fonction de la durĂ©e de consommation.

Source : Centre international de recherche sur le cancer, Dr Annie Sasco (« Cancer et cannabis », Annie Sasco et HervĂ© Besson, « L’usage problĂ©matique de cannabis » (fĂ©vrier 2004), Toxibase-Crips).

Y a-t-il une dépendance au cannabis ?

Il ne semble pas que le cannabis entraĂ®ne une dĂ©pendance physique (troubles somatiques liĂ©s Ă  l’interruption de la consommation) mais une dĂ©pendance psychique (prĂ©occupations majoritairement centrĂ©es sur l’obtention du produit) semble exister chez environ 10 % des consommateurs rĂ©guliers. Dans sa dernière expertise collective prĂ©sentĂ©e en fĂ©vrier 2004, l’Inserm rappelle que le tabac rend dĂ©pendant très rapidement et que plus il est consommĂ© jeune, plus le risque de devenir dĂ©pendant est important. Or, en France, le cannabis est presque toujours consommĂ© avec du tabac. Donc la consommation de « joints » peut rendre dĂ©pendant au tabac et pousser Ă  un usage rĂ©pĂ©tĂ©.

Le cannabis est-il une porte d’entrée vers d’autres drogues ?

Selon une enquĂŞte de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies menĂ©e en 2002 (sur un Ă©chantillon de 2 000 personnes de 15 Ă  75 ans), près de 70 % des Français le croient.

Mais, jusqu’Ă  prĂ©sent, les donnĂ©es Ă©pidĂ©miologiques n’ont pas confirmĂ© ce risque d’« escalade » vers d’autres drogues.

Le cannabis peut-il déclencher une schizophrénie ?

Le sujet fait dĂ©bat actuellement. Plusieurs Ă©tudes* suggèrent que chez certaines personnes prĂ©disposĂ©es, le cannabis pourrait ĂŞtre responsable de l’apparition d’une schizophrĂ©nie**. Ainsi, le risque de schizophrĂ©nie est augmentĂ© d’un facteur 2 chez les sujets ayant consommĂ© dix fois du cannabis Ă  18 ans (Ă  l’exclusion de toute autre drogue) et ce risque augmente avec l’importance et la prĂ©cocitĂ© de la consommation. La prise de cannabis prĂ©cède gĂ©nĂ©ralement l’apparition de la schizophrĂ©nie. Les patients consomment-ils du cannabis pour attĂ©nuer des signes prĂ©curseurs d’une schizophrĂ©nie non encore diagnostiquĂ©e ? Ou bien, le cannabis peut-il, en l’absence de symptĂ´mes prĂ©existants, dĂ©clencher les premiers troubles ? Cette dernière hypothèse n’est pas exclue mais il est trop tĂ´t pour trancher et d’autres travaux devront chercher Ă  identifier la vulnĂ©rabilitĂ© individuelle face Ă  ce risque.

* Notamment une Ă©tude suĂ©doise menĂ©e sur 50 000 conscrits pendant plus de vingt-cinq ans (British Medical Journal, 2002). ** La schizophrĂ©nie est une pathologie mentale grave qui touche 1% de la population, soit 600 000 personnes en France. Source : Inserm, Marie-Odile Krebs, directrice de l’UnitĂ© EPI 0117 « physiopathologie des maladies psychiatriques ».

L’impact du cannabis sur les performances scolaires

On sait que la consommation de cannabis peut induire des troubles de la mémoire, des défauts d’attention. On peut donc s’attendre à une baisse des performances scolaires… mais aujourd’hui aucune étude ne permet de l’affirmer avec certitude. Il y a trop de facteurs impliqués dans l’échec d’un parcours scolaire (problèmes familiaux ou sociaux, mal-être psychologique, troubles du comportement…) et il est difficile de mesurer la part de responsabilité du cannabis.

Un syndrome « amotivationnel » (déficit de l’activité, indifférence affective, altération du fonctionnement intellectuel, ralentissement de la pensée…) a été décrit chez certains consommateurs réguliers de cannabis.

Le cannabis bio, un indicateur de mal-ĂŞtre ?

En Ă©tudiant les plus jeunes (12-13 ans) et les plus âgĂ©s (17-18 ans), on voit qu’il y a pour tous un lien entre consommation de cannabis, manque de goĂ»t pour l’Ă©cole* et absentĂ©isme rĂ©gulier. Mais ce lien est nettement plus important chez les 12-13 ans, y compris en cas de « simple » expĂ©rimentation, que chez les 17-18 ans. Or, a priori, ce n’est pas le fait d’avoir consommĂ© une fois ou deux la substance qui va induire le manque de goĂ»t pour l’Ă©cole, l’absentĂ©isme rĂ©gulier, voire mĂŞme la tentative de suicide.

Les chercheurs font plutĂ´t l’hypothèse que, chez les plus jeunes, l’expĂ©rimentation de cannabis, tout comme le fait de ne pas aimer l’Ă©cole, d’ĂŞtre rĂ©gulièrement absent ou de faire une tentative de suicide, sont plutĂ´t l’expression d’un mĂŞme mal-ĂŞtre. Ă€ ce titre, la consommation de cannabis doit ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme un signal d’alarme…

Source : EnquĂŞte europĂ©enne Espad 2003 (European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs), par autoquestionnaire anonyme auprès de 16 000 Ă©lèves de la 6e Ă  la Terminale, sous la direction scientifique conjointe de l’Inserm (M. Choquet) et de l’OFDT (F. Beck) pour la France.

Les effets thérapeutiques du cannabis bio

L’utilisation du cannabis Ă  des fins thĂ©rapeutiques est en dĂ©bat dans de nombreux pays. Des Ă©tudes ont montrĂ© que le produit actif du cannabis (le THC) a des propriĂ©tĂ©s anti-douleur, anti-vomissements et qu’il stimule l’appĂ©tit ; il peut limiter les effets secondaires des chimiothĂ©rapies anticancĂ©reuses, des trithĂ©rapies contre le sida, permettre de lutter contre le glaucome ou certaines douleurs chroniques… RĂ©cemment, une Ă©tude britannique (publiĂ©e dans la revue mĂ©dicale The Lancet en novembre 2003) a suggĂ©rĂ© que le cannabis aurait un effet bĂ©nĂ©fique chez certains patients atteints de sclĂ©rose en plaques.

NĂ©anmoins, tous ces essais ont Ă©tĂ© faits sur des petits Ă©chantillons de patients et l’on manque encore d’Ă©tudes Ă  grande Ă©chelle pour rĂ©ellement Ă©valuer le potentiel thĂ©rapeutique du cannabis. De plus, la forme fumable est la plus utilisĂ©e dans les essais (effets plus constants et plus rapides que les dĂ©coctions ou le cannabis consommĂ© par vaporisation) mais c’est aussi la plus toxique pour les bronches et les poumons.

Le cannabis bio comme médicament

Depuis le 1er septembre 2003, les pharmacies des Pays-Bas vendent du cannabis sur prescription médicale. Plusieurs pays tolèrent déjà la prescription de cannabis pour certaines maladies graves:

la Suisse, le Canada (qui vient d’autoriser un spray Ă  base de cannabis pour soulager les symptĂ´mes liĂ©s Ă  la sclĂ©rose en plaque), une dizaine d’États des États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni
et bientĂ´t la Belgique.
En France, des gĂ©lules de THC peuvent ĂŞtre prescrites exceptionnellement dans le cadre d’une autorisation temporaire nominative qui est des plus restrictives.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Dernièrement il semble que les communautés scientifique et cannabique bio marijuana se soient rangées du même côté.

La communauté scientifique a récemment découvert que la consommation de mangues fraîches, ou même le fait de boire un smoothie à la mangue fraiche une heure avant de fumer, peut augmenter, renforcer, et même prolonger les sensations euphoriques ressenties après avoir fumé de la marijuana bio.

C’est parce qu’un composé chimique connu sous le nom de myrcène, qui est le plus souvent employé pour les parfums, peut aussi être trouvé dans le cannabis ainsi que de nombreuses autres plantes diverses telles que la citronnelle, le houblon, et naturellement les mangues. C’est pourquoi ces types de plantes ont de telles odeurs et arômes rares et uniques. Une fois ingéré le composé chimique, ou le myrcène, aide la substance psychoactive THC en lui permettant de passer par la barrière hémato-encéphalique à des vitesses beaucoup plus rapides avec beaucoup plus d’efficacité. Le temps pris par le THC pour qu’il ait un effet sur le cerveau après l’inhalation est d’approximativement sept secondes cependant, en mangeant une mangue jusqu’à une heure avant de fumer le temps pris pour que le THC atteigne le cerveau et ait un effet pourrait être divisé de moitié. De plus la durée de l’effet pourrait être jusqu’à deux fois plus longue.

Les individus qui ont mangé une mangue, qui l’ont digéré, et puis qui ont fumé, ont également noté que les sentiments euphoriques ressentis par la marijuana sont beaucoup plus intenses. Il est également important de noter que les différences de vitesses des métabolismes ont leur importance dans cette expérience. L’expérience à montrer que les individus qui ont des métabolismes plus lents peuvent devoir ingérer une mangue ou un smoothie à la mangue jusqu’à une heure et demie avant de fumer. Connaitre la vitesse du métabolisme aide à s’assurer que les myrcènes trouvés dans les mangues ont été correctement digérés et aient un effet.

Maintenant il serait bon de pousser un peu plus ces recherches et de montrer si l’effet de la mangue ne se limite qu’au THC ou inclus d’autres composés chimiques du cannabis. Elle pourrait ainsi augmenter et prolonger les effets positifs que peut avoir l’huile de chanvre et l’huile essentielle de chanvre sur la santé, grâce à leurs avantages relaxant, antidouleur, hydratant et anti-inflammatoire.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

En dĂ©pit de la fameuse fringale qui suit la prise de cannabis bio marijuana, les fumeurs de joints ont moins de chance de souffrir d’obĂ©sitĂ© selon une Ă©tude publiĂ©e par Live Science.

Bien que la loi française interdise de présenter les drogues, y compris le cannabis, sous un jour favorable, la fameuse plante pourrait bien ajouter une nouvelle ligne inattendue à la liste de ses vertus médicinales.

En effet, le cannabis est notamment connu pour donner faim, si bien qu’il est prescrit aux malades du Sida qui ont perdu l’appĂ©tit pour les aider Ă  reprendre du poids dans certains pays. L’Ă©quipe de chercheurs qui a voulu Ă©tudier les liens entre cannabis et obĂ©sitĂ© s’attendaient donc Ă  prouver que le premier favorise la seconde. Or, les rĂ©sultats qu’ils ont trouvĂ©s affirment tout le contraire.

Yann Le Strat, psychiatre Ă  l’HĂ´pital Louis Mourier, et ses collègues ont examinĂ© deux Ă©tudes rĂ©alisĂ©es aux Etats-Unis, portant sur un total de 50 000 personnes. 4 et 7% des deux Ă©chantillons avaient consommĂ© au moins une fois du cannabis au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©. Entre 16 et 17% d’entre eux souffraient d’obĂ©sitĂ©, contre 22 Ă  25% des personnes n’ayant pas consommĂ© de cannabis.

Pire, en analysant les donnĂ©es des consommateurs rĂ©guliers de cannabis, ils ont rĂ©alisĂ© que ceux qui en fumaient moins trois fois par semaine n’Ă©taient que 14% Ă  ĂŞtre obèses. Le cannabis rĂ©duirait donc les risques d’obĂ©sitĂ©, mais reste Ă  savoir pourquoi. “D’un point de vue personnel, je serai surpris que le cannabis soit associĂ© Ă  un plus haut taux d’activitĂ© physique, mais on ne peut pas l’Ă©carter”, note Le Strat, citĂ© par Live Science. Il est donc plus probable qu’il s’agisse d’un composant du cannabis, que les scientifiques pourraient isoler pour l’administrer sous forme de mĂ©dicaments. Car il n’est Ă©videmment pas question de recommander aux gens de se mettre Ă  fumer des joints pour perdre du poids.

Surtout pour Yann Le Strat qui est un spĂ©cialiste des addictions et rappelle les dangers liĂ©s Ă  sa consommation, en terme de santĂ© physique et psychologique. Mais, encore faut-il qu’on puisse apporter du crĂ©dit aux rĂ©sultats de cette Ă©tude un peu bancale. Tout d’abord, dans les Ă©chantillons utilisĂ©s, les personnes donnaient elles-mĂŞmes leur IMC (indice de masse corporelle), ce qui rend douteuse la fiabilitĂ© des informations.

Ensuite, l’Ă©tude ne fait nullement mention d’autres facteurs, comme la tabagie. Or, on peut aisĂ©ment imaginer que la plupart des AmĂ©ricains consommateurs de marijuana fument Ă©galement des cigarettes, contrairement Ă  la majoritĂ© du reste de l’Ă©chantillon (seuls 20% des AmĂ©ricains fument quotidiennement).

Sachant qu’Ă  comportement Ă©gal, un fumeur peut peser jusqu’Ă  4 kilos de moins qu’un non-fumeur (fumer fait brĂ»ler des calories, la nicotine augmente l’effet de satiĂ©tĂ© et favorise le dĂ©stockage des graisses, etc.), il y a un risque que les rĂ©sultats soient faussĂ©s. D’autres Ă©tudes plus poussĂ©es seront donc sans doute nĂ©cessaires avant qu’on puisse claironner que le cannabis seul fait maigrir et qu’il dĂ©tient la clĂ© d’un futur mĂ©dicament anti-obĂ©sitĂ©.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Une étude récente préconise une aide psychologique pour mieux faire face au symptômes induits par l’arrêt de drogues douces telles que le cannabis bio (ou marijuana).

Quels sont les symptômes de sevrage du cannabis (marijuana) ? Les consommateurs de cannabis qui cessent de fumer peuvent être portés à recommencer en raison des symptômes de sevrage. Dans une étude auprès de fumeurs qui essayaient de se défaire de l’habitude, environ 1/3 ont recommencé pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage tels que l’irritabilité et l’anxiété.

La recherche menée par le Dr. David Gorelick* impliquait 469 fumeurs, âgés de 18 à 64 ans, dont le quart avait fumé plus de 10.000 fois dans leur vie (l’équivalent d’une consommation quotidienne pendant 27 ans) et plus de la moitié avait fumé plus de 2.000 fois.

42% ont vécu au moins un symptôme de sevrage quand ils ont essayé de quitter. Les symptômes plus fréquents étaient les envies de fumer, l’irritabilité, l’ennui, l’anxiété et les perturbations du sommeil.

De ceux qui ont rapporté des symptômes, 78% (33% de l’ensemble des participants) ont dit avoir recommencé à consommer pour réduire ces symptômes.

Une précédente recherche avait recensé les symptômes suivants : fatigue, faiblesse, bâillements, hypersomnie, ralentissement psychomoteur, anxiété et dépression. Ces symptômes induisaient une détresse, nuisaient au fonctionnement et amenaient à reconsommer pour éviter la détresse.

“Les gros fumeurs de cannabis doivent savoir qu’ils peuvent vivre un syndrome de sevrage qui les rendra inconfortables quand ils essaieront d’arrĂŞter”, dit Gorelick. “C’est pourquoi il leur est indispensable de se faire suivre par un psychothĂ©rapeute formĂ© aux addictions, afin de les aider Ă  se reconstruire en sachant comment affronter la vie “rĂ©elle””.

Cette étude a été présentée au congrès de l’American Psychiatric Association.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Les consommateurs de cannabis bio marijuana qui cessent de fumer peuvent être portés à recommencer en raison des symptômes de sevrage.

L’Ă©tude menĂ©e par Dr. David Gorelick, du National Institute on Drug Abuse, impliquait 469 fumeurs, âgĂ©s de 18 Ă  64 ans, dont le quart avait fumĂ© plus de 10.000 fois dans leur vie (l’Ă©quivalent d’une consommation quotidienne pendant 27 ans) et plus de la moitiĂ© avait fumĂ© plus de 2.000 fois.

42% ont vĂ©cu au moins un symptĂ´me de sevrage quand ils ont essayĂ© de quitter. Les symptĂ´mes plus frĂ©quents Ă©taient les envies de fumer, l’irritabilitĂ©, l’ennui, l’anxiĂ©tĂ© et les perturbations du sommeil.
De ceux qui ont rapportĂ© des symptĂ´mes, 78% (33% de l’ensemble des participants) ont dit avoir recommencĂ© Ă  consommer pour soulager ou Ă©viter les symptĂ´mes de sevrage tels que l’irritabilitĂ© et l’anxiĂ©tĂ©.

Une précédente étude avait recensé les symptômes suivants: fatigue, faiblesse, bâillements, hypersomnie, ralentissement psychomoteur, anxiété et dépression. Ces symptômes amenaient une détresse, nuisaient au fonctionnement et amenaient à reconsommer pour éviter la détresse.

Les gros fumeurs de cannabis doivent savoir qu’ils peuvent vivre un syndrome de sevrage qui les rendra inconfortables quand ils essaieront d’arrĂŞter, dit Gorelick.

Cette Ă©tude a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e au congrès de l’American Psychiatric Association.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Le cannabis bio marijuana

Un phénomène amotivationnel (une réduction de l’ambition et de la motivation).
Danger Cannabis Endommage le poumon : le cannabis est nocif pour les poumons car il remplie les poumons de trois fois plus de goudron et de cinq fois plus de monoxyde de carbone qu’une cigarette. Le cannabis peut également causer des micro-coupures dans les poumons.
Danger Cannabis Risque de cancers de la cavité buccale, du pharynx, de la trachée et de l’oesophage.
Danger Cannabis Risque de développer des maladies des poumons.
Danger Cannabis La formation des spermatozoïdes des hommes et le cycle de menstruation des femmes peuvent être perturbés. Les effets sont cependant réversibles après l’arrêt du cannabis.
Danger Cannabis Phénomène de dépendance chez le consommateur.
La Fondation pour une Europe sans drogue (FDFE) informe le grand public que de récentes données scientifiques confirment que « cannabis et cannabinoides sont bien connus par les sommités en matière de recherche sur les cannabinoides, pour agir comme des immunodépresseurs » déclare le Dr Stuart Reece d’Australie. Et l’effet est d’autant plus sensible que la personne se trouve déjà en condition de santé non optimale. Cela conforte la FDFE à développer ses actions de prévention auprès du grand public et des enfants pour les protéger des fausses allégations qui circulent à propos de l’innocuité du cannabis et autres drogues, propagées par les « drug dealers » et les supporters de la légalisation des drogues.
Dans un récent rapport publié dans le Medical Journal of Australia (Mai 2008), l’auteur met aussi en étroite relation, dans des communautés aborigènes, des troubles du comportement ainsi que de hauts niveaux de suicide et de dépression suite à la consommation de cannabis.
Il est bon de rappeler d’une part que le taux de substance psychoactive, le cannabinol (THC), dans les nouvelles variétés de plantes s’est élevé de 5-6% jusqu’à 15 et 24 %, pouvant atteindre 30% pour de la résine et d’autre part, que le THC est capable de traverser la barrière placentaire chez la mère et de provoquer ultérieurement des anomalies nerveuses permanentes chez le bébé.
En Belgique, la question du cannabis retrouve toute son acuité avec le problème de la proximité frontalière des coffee shops des Pays-Bas. Cela a d’ailleurs motivé les bourgmestres des régions flamandes à organiser un sommet sur le cannabis en février 2009.
En Europe, des tentatives de dépénaliser la possession et la consommation du cannabis, telles la décision de 2004 du Labour Party anglais de déclassifier le cannabis a été un total échec : le nombre de personnes hospitalisées pour traitement est passé de 11 000 en 2004 à 16500 en 2007. Cela se retrouve aussi chez les enfants dont le nombre passe de 8000 en 2005 à plus de 9000 en 2007. Selon une récente décision (novembre 2008), , le cannabis sera à nouveau reclassé comme drogue illégale en Angleterre en 2009.
Il est donc urgent que de sérieuses informations préventives soient mises en œuvre pour protéger la santé et l’avenir de nos enfants.