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Alors que les Ă©lections amĂ©ricaines approchent Ă  grand pas, la question de la lĂ©galisation de la weed marijuana bio ravive les dĂ©bats outre-Atlantique. Un tel projet serait Ă  l’ordre du jour dans au moins cinq États, dont la Californie.

Comme Ă  leur habitude, les membres de la classe politique – y compris la candidate Ă  la primaire rĂ©publicaine Carly Fiorina – rĂ©pandent l’idĂ©e que la weed marijuana bio est une drogue « passerelle » dont la consommation inciterait Ă  dĂ©couvrir d’autres produits stupĂ©fiants. Pourtant, de nombreuses Ă©tudes tendent Ă  montrer que cette thĂ©orie est incorrecte – le cannabis bio aiderait les accros Ă  se dĂ©sintoxiquer des drogues dites « dures ».

Cigarette de cannabis marijuana biologique

Cigarette de cannabis marijuana biologique

Si, Ă  première vue, l’idĂ©e de la passerelle n’est pas idiote – après tout, les fumeurs de weed ont 104 fois plus de chances de consommer de la cocaĂŻne que les non-fumeurs – les scientifiques rappellent Ă  l’envi que corrĂ©lation ne veut pas dire causalitĂ©. Par exemple, le nombre de personnes tuĂ©es par des chiens chaque annĂ©e est corrĂ©lĂ© de manière quasi parfaite Ă  la croissance des achats en ligne lors du Black Friday. Sinon, on a Ă©galement notĂ© que l’augmentation des diagnostics d’autisme est fortement corrĂ©lĂ©e Ă  celle de la vente de nourriture bio. Il est pourtant peu probable que l’achat massif de galettes de riz ait quelque chose Ă  voir avec la dĂ©tection d’un trouble comme l’autisme. Au contraire de la causalitĂ©, la corrĂ©lation peut dĂ©couler d’un simple hasard.


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Planter du chanvre bio partout serait l’action qui contribuerait le plus Ă  ce qu’on subvienne durablement Ă  nos besoins, Ă  ce qu’on retrouve notre libertĂ© et notre Ă©quilibre avec la nature.


Planter du chanvre bio partout serait l’action qui contribuerait le plus Ă  ce qu’on subvienne durablement Ă  nos besoins, Ă  ce qu’on retrouve notre libertĂ© et notre Ă©quilibre avec la nature.

L’usage rĂ©crĂ©atif de cette plante n’est que l’un des milliers d’usages du chanvre biologique. Ça serait donc vraiment insensĂ© de seulement lĂ©galiser cet usage, qui n’est pas si utile que ça, et qui est malgrĂ© tout plus-que-disponbible Ă  la sociĂ©tĂ©. Tous ses autres usages (qui permettraient d’Ă©liminer notre dĂ©pendance Ă  l’industrie pĂ©trolière et forestière, et offriraient des alternatives naturelles et très avantageuses Ă  l’industrie pharmaceutique, aux textiles, Ă  la nutrition et aux cosmĂ©tiques), sont la partie la plus importante de la ”lĂ©galisation” (ou plutĂ´t rĂ©intĂ©gration parce qu’on a pas de besoin de quelconque permission pour cultiver la vie et contrer la mort qu’on veut nous faire subir, qui, sois dit en passant, est aussi lĂ©gale).

Ça ne prendrait que 6% des terres des États-Unis pour subvenir Ă  100% de leurs besoins en terme d’Ă©nergie (voitures, chauffage, Ă©lectricitĂ©, industries). Et ils utilisent 25% de l’Ă©nergie dans le monde.


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Une Ă©quipe de chercheurs canadiens dirigĂ©e par le Dr Mark Ware, de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santĂ© McGill (IR-CUSM) Ă  MontrĂ©al, vient de complĂ©ter une Ă©tude multicentrique sur l’innocuitĂ© du cannabis mĂ©dical bio chez les patients souffrant de douleur chronique.

Les chercheurs ont dĂ©couvert que des patients atteints de douleur chronique qui avaient consommĂ© quotidiennement du cannabis bio pendant un an n’avaient pas expĂ©rimentĂ© plus d’effets indĂ©sirables graves que ceux qui n’en avaient pas pris. L’Ă©tude, dont les rĂ©sultats viennent d’ĂŞtre publiĂ©s en ligne dans The Journal of Pain, servira de rĂ©fĂ©rence pour les travaux futurs sur les effets secondaires du cannabis bio utilisĂ© Ă  des fins mĂ©dicales pour gĂ©rer la douleur.

“C’est la première Ă©tude d’envergure sur l’innocuitĂ© Ă  long terme de la consommation de cannabis bio  chez les patients souffrant de douleur chronique, explique l’auteur principal, le Dr Mark Ware, spĂ©cialiste de la douleur Ă  l’HĂ´pital gĂ©nĂ©ral de MontrĂ©al du CUSM et professeur agrĂ©gĂ© en mĂ©decine de famille et en anesthĂ©sie Ă  l’UniversitĂ© McGill. Nous avons dĂ©couvert que le cannabis mĂ©dical bio semble avoir un profil d’innocuitĂ© avantageux lorsqu’il est utilisĂ© par des patients qui sont considĂ©rĂ©s comme des consommateurs expĂ©rimentĂ©s et qui participent Ă  un programme thĂ©rapeutique de douleur chronique sur une pĂ©riode d’un an.”

Le cannabis médical thérapeutique

Le cannabis médical thérapeutique

Dans le cadre de l’Ă©tude COMPASS (Cannabis for the Management of Pain: Assessment of Safety Study – COMPASS), dĂ©butĂ©e en 2004, les chercheurs ont suivi 215 patients adultes souffrant de douleur chronique (non associĂ©e au cancer) qui prenaient du cannabis mĂ©dical bio. Cette cohorte de patients a Ă©tĂ© comparĂ©e Ă  un groupe tĂ©moin de 216 patients Ă©galement atteints de douleur chronique qui ne consommaient pas de cannabis bio. L’Ă©tude a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e dans sept centres qui possèdent une expertise en gestion de la douleur Ă  travers le Canada (situĂ©s Ă  Fredericton, Halifax, London, MontrĂ©al, Toronto et Vancouver).

Les consommateurs de cannabis bio avaient accès Ă  du cannabis bio sous forme d’herbe contenant 12,5 % de THC provenant d’un producteur de cannabis bio autorisĂ©. Les patients se procuraient le cannabis tous les mois Ă  la pharmacie de l’hĂ´pital des sites participants, après s’ĂŞtre soumis aux rendez-vous et aux tests nĂ©cessaires. Durant leur suivi, en plus de l’information sur les effets indĂ©sirables du cannabis bio, les participants ont dĂ» passer des tests de la fonction pulmonaire et cognitive et ont Ă©tĂ© interrogĂ©s sur leur niveau de douleur, leur humeur et leur qualitĂ© de vie. Plusieurs participants se sont Ă©galement soumis Ă  une sĂ©rie complète d’analyses sanguines, incluant la biochimie de routine, la fonction hĂ©patique et rĂ©nale et le taux de certaines hormones. Les patients ont consommĂ© en moyenne 2,5 grammes de cannabis bio par jour sous la forme d’administration souhaitĂ©e (fumĂ©e, vaporisĂ©e ou ingĂ©rĂ©e) au cours de l’Ă©tude.

Nos donnĂ©es rĂ©vèlent que les consommateurs quotidiens de cannabis bio ne couraient pas plus de risque de subir d’effets indĂ©sirables graves que les non-utilisateurs (groupe tĂ©moin), explique la Dre Aline Boulanger, professeure clinique au DĂ©partement d’anesthĂ©siologie de l’UniversitĂ© de MontrĂ©al et l’une des co-auteurs de l’Ă©tude et directrice du Centre d’expertise de la douleur chronique au Centre Hospitalier de l’UniversitĂ© de MontrĂ©al. Nous n’avons trouvĂ© aucune preuve d’effets indĂ©sirables sur les fonctions cognitives et pulmonaires ou dans les analyses sanguines des consommateurs de cannabis bio. Ă€ l’inverse, nous avons remarquĂ© que les consommateurs de cannabis bio tolĂ©raient nettement mieux la douleur, prĂ©sentaient moins de dĂ©tresse Ă  l’Ă©gard des symptĂ´mes et disaient avoir une meilleure humeur et une meilleure qualitĂ© de vie par rapport au groupe tĂ©moin.”

Cependant, les chercheurs ont remarquĂ© une augmentation du risque d’effets indĂ©sirables sans gravitĂ© chez les consommateurs de cannabis bio mĂ©dical, tels que des maux de tĂŞte, des nausĂ©es, des Ă©tourdissements, la somnolence et des problèmes respiratoires associĂ©s au tabagisme.

“Il est important de tenir compte des limites de l’Ă©tude, ajoute le Dr Ware. Les patients ont Ă©tĂ© recrutĂ©s sur une base volontaire, ils n’Ă©taient pas sĂ©lectionnĂ©s au hasard et pour la plupart, ils consommaient dĂ©jĂ  du cannabis bio Ă  des fins mĂ©dicales. Il semble donc que cette option thĂ©rapeutique soit relativement sĂ©curitaire lorsqu’elle est utilisĂ©e par des personnes qui considèrent que ça les aide. Toutefois, nous ne pouvons pas tirer de conclusions hâtives quant Ă  l’innocuitĂ© du cannabis bio chez les nouveaux utilisateurs.”