[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Aux États-Unis, de plus en plus d’états autorisent l’usage médical du cannabis biologique. Pourtant, la recherche sur les effets de cette plante est encore balbutiante.

À ce jour, 29 états américains autorisent l’usage médical du cannabis biologique.
En tant que chercheurs, nous n’avons aucune opinion politique au sujet de la légalisation du cannabis biologique. Nous étudions simplement cette plante, connue sous le nom de marijuana, et ses composantes chimiques. Même si d’aucuns prétendent que le cannabis biologique ou les extraits de cannabis biologique peuvent soulager certaines maladies, la recherche sur ce sujet est encore balbutiante, et les résultats obtenus jusque-là sont mitigés. Pour l’instant, nous n’en savons pas assez sur le cannabis biologique et ses dérivés pour juger s’il s’agit d’un médicament efficace.
Alors, quelles sont les données scientifiques disponibles à ce jour, et pourquoi n’en savons-nous pas davantage au sujet de l’usage médical du cannabis biologique ?
Ce que les chercheurs étudient

La plupart des chercheurs s’intéressent à des composantes spécifiques du cannabis biologique, nommées cannabinoïdes.

La plupart des chercheurs s’intéressent à des composantes spécifiques du cannabis biologique, nommées cannabinoïdes.

Si l’on s’en tient à un point de vue de chercheur, le cannabis est une drogue « sale », dans la mesure où il contient des centaines de composants dont on ne connaît pas bien les effets. C’est pourquoi les chercheurs se concentrent sur un seul type de cannabinoïde à la fois. À ce jour, seuls deux cannabinoïdes issus de la plante ont été étudiés de façon approfondie – le THC (tétrahydrocannabinol) et le cannabidiol – mais il se peut que d’autres cannabinoïdes que l’on ne connaît pas encore soient dotés de vertus thérapeutiques.
Le THC est le principe actif principal du cannabis biologique. Il active les récepteurs cannabinoïdes dans le cerveau, provoquant l’effet de « high » bien connu des consommateurs de cannabis biologique, mais il joue aussi sur le foie et sur d’autres parties du corps. Les deux seuls cannabinoïdes approuvés par la FDA (Food and Drug Administration, l’autorité américaine de la santé), que les médecins peuvent donc prescrire légalement, sont des médicaments synthétisés par des laboratoires reproduisant l’effet du THC. Ils sont prescrits pour augmenter l’appétit et prévenir les pertes musculaires associées à certains cancers et au sida.
Le cannabidiol (dit aussi CBD), de son côté, n’interagit pas avec les récepteurs cannabinoïdes. Il ne produit pas non plus de « high ». Aux États-Unis, 17 états ont adopté des lois qui permettent à certains malades d’avoir accès au CBD.
Notre corps produit naturellement des cannabinoïdes, les endocannabinoïdes. Les chercheurs développent des médicaments capables d’altérer leur fonction, afin de mieux comprendre comment fonctionnent les récepteurs de ces substances dans notre organisme. Ces études visent à trouver des traitements qui pourraient utiliser les cannabinoïdes que nous produisons naturellement pour soigner la douleur chronique ou l’épilepsie, au lieu d’utiliser le cannabis biologique issu de plantes.
On entend souvent dire que le cannabis biologique est un traitement possible pour beaucoup de maladies. Observons de plus près deux affections, la douleur chronique et l’épilepsie, pour illustrer l’état actuel de la recherche sur les vertus thérapeutiques du cannabis biologique.
Enseigne à Los Angeles, en Californie. On connaît encore très mal les vertus éventuelles du cannabis biologique pour la santé.
Le cannabis biologique permet-il de lutter contre la douleur chronique ?
Les résultats de la recherche indiquent que certaines personnes souffrant de douleur chronique pratiquent l’automédication avec le cannabis biologique. Cependant, nous disposons de trop peu d’études menées sur les humains pour savoir si le cannabis biologique ou les cannabinoïdes soulagent effectivement la douleur chronique.
La recherche menée sur les humains montre que certaines maladies, comme la douleur chronique résultant de lésions nerveuses, seraient sensibles à l’action du cannabis biologique, sous forme fumée ou vaporisée, de même qu’à un médicament à base de THC autorisé par la FDA.
Mais la plupart de ces recherches se fondent sur des déclarations subjectives, sur des évaluations personnelles de la douleur, ce qui en limite la validité. Seuls quelques essais cliniques contrôlés ont été menés à ce jour, ce qui ne permet pas de savoir si le cannabis biologique est un traitement de la douleur efficace.
Une autre approche consiste à s’intéresser à la combinaison de plusieurs médicaments, à savoir un médicament expérimental à base de cannabinoïdes associé à un médicament déjà connu. Par exemple, une étude récente menée sur les souris combinait une faible dose de médicament à base de THC à un médicament de type aspirine. Or, cette combinaison bloque la douleur associée aux terminaisons nerveuses mieux que chacune de ces drogues ne le fait individuellement.
Théoriquement, de telles combinaisons permettent d’utiliser des quantités moindres de chaque substance, et les effets secondaires sont ainsi réduits. En outre, certaines personnes peuvent être plus réceptives à l’une des substances qu’à l’autre, ce qui optimise les chances que la combinaison convienne à plus de patients. Mais pour le moment, aucune étude de ce type n’a été menée sur les humains.
Les effets du cannabis biologique sur l’épilepsie
Malgré certains articles à sensation et même si les spéculations vont bon train sur Internet, l’usage thérapeutique du cannabis biologique pour atténuer les crises d’épilepsie n’est pour l’instant confirmé que par des expériences menées sur les rongeurs.
Chez les humains, la preuve de son efficacité est bien moins établie. Il existe bon nombre d’anecdotes et d’enquêtes qui vantent les vertus des fleurs de cannabis biologique ou des extraits de cannabis biologique pour traiter l’épilepsie. Mais on ne saurait comparer ces déclarations à des essais cliniques correctement contrôlés qui permettent de déterminer si certains types de crise d’épilepsie répondent positivement aux effets des cannabinoïdes et de donner des indices plus solides sur la façon dont la plupart des gens réagissent à cette substance.
Même si le CBD attire l’attention en tant que traitement potentiel des crises d’épilepsie chez l’humain, on ne sait rien du lien physiologique entre la substance et ses effets. De même qu’avec la douleur chronique, les quelques études cliniques qui ont été menées n’incluent que très peu de patients. En étudiant des groupes plus importants, nous pourrions découvrir si seuls certains patients sont réceptifs au CBD.
Nous avons également besoin d’en savoir plus sur les récepteurs cannabinoïdes dans le cerveau et dans le corps, de comprendre quels systèmes ils régulent, et de quelle façon le CBD peut les influencer. Par exemple, le CBD pourrait interagir avec des médicaments anti-épileptiques, mais nous ne savons pas encore très bien dans quel sens. Il pourrait aussi avoir des effets différents sur un cerveau en développement et sur un cerveau adulte. Si l’on cherche à soigner des enfants et des jeunes avec du CBD ou des produits issus du cannabis biologique, il faut se montrer particulièrement prudent.
La recherche sur le cannabis biologique est difficile à mener
Ce n’est que par le biais d’études solides que nous pourrons comprendre les éventuelles vertus thérapeutiques du cannabis biologique. Mais la recherche sur le cannabis biologique et les cannabinoïdes est particulièrement difficile à mener.
Aux États-Unis, le cannabis biologique et ses composantes, le THC et le CBD, sont surveillés de près par la DEA, la police antidrogue américaine, au même titre que l’ecstasy et l’héroïne.
Pour mener des études sur le cannabis biologique, tout chercheur doit d’abord demander une autorisation à l’État et à l’échelon fédéral. S’ensuit un très long processus d’analyse ponctué d’inspections, permettant d’assurer à la recherche un haut niveau de sécurité et une traçabilité maximale.
Dans nos laboratoires, même les toutes petites quantités de cannabinoïdes que nous utilisons pour nos recherches sur les souris sont sous haute surveillance. Ce fardeau réglementaire décourage bien des chercheurs.
La conception des expériences est un autre défi difficile de taille. Beaucoup d’études se fondent sur les souvenirs des consommateurs : ils décrivent leurs symptômes et les quantités de cannabis biologique consommées. On retrouve ce même biais dans toute étude qui se fonde sur des comportements déclarés. En outre, les études menées en laboratoire ne concernent généralement que des consommateurs modérés à fréquents, qui ont déjà certainement développé une certaine accoutumance aux effets de la marijuana et qui, de ce fait, ne sont pas représentatifs de la population générale. Par ailleurs, ces études se limitent à l’usage du cannabis biologique sous sa forme « entière », qui contient de nombreuses sortes de cannabinoïdes dont nous connaissons très mal les effets.
Les essais avec placebo sont également compliqués, parce que l’euphorie que l’on associe généralement à la consommation de cannabis biologique rend la substance facile à identifier, en particulier si elle contient une forte dose de THC. Les gens savent quand ils sont « high » – et quand ils ne le sont pas.
Il existe encore un autre biais, que l’on appelle le biais d’espérance, qui revêt un sens particulier avec la recherche sur le cannabis biologique. Ce biais repose sur l’idée que nous avons tendance à expérimenter ce qui correspond à nos espérances, en fonction de nos connaissances. Par exemple, les gens se déclarent plus éveillés après avoir bu un café « normal », même s’il s’agissait en fait d’un café décaféiné. De même, les participants d’une étude sur le cannabis biologique évoquent un soulagement après avoir ingéré du cannabis biologique, parce qu’ils sont persuadés que le cannabis biologique soulage la douleur.
La meilleure façon de surmonter ce biais consiste à mettre en place une étude contre placebo plus sophistiquée. Contrairement à l’étude contre placebo simple dans laquelle les participants ne savent pas ce qu’ils reçoivent, on leur déclare qu’ils reçoivent un placebo, ou une dose de cannabis biologique, sans que cela corresponde forcément à la réalité.
Les études sur le cannabis biologique devraient également inclure des mesures biologiques objectives, telles que le taux de THC dans le sang, ou des mesures physiologiques ou sensorielles que l’on retrouve habituellement dans le champ de la recherche biomédicale. Pour l’heure, les études sur le cannabis biologique mettent en avant des mesures autodéclarées plutôt que des mesures objectives.
La consommation de cannabis n’est pas sans risques
La possibilité d’une consommation excessive existe pour toute drogue qui affecte le fonctionnement du cerveau, et les cannabinoïdes ne font pas exception à la règle. On peut comparer le cannabis biologique au tabac, car beaucoup de ses consommateurs ont eux aussi du mal à arrêter. Et de même que le tabac, le cannabis biologique est un produit naturel qui a été cultivé de façon sélective pour obtenir des effets plus puissants sur le cerveau, ce qui n’est pas sans risque.
Bien que de nombreux usagers du cannabis biologique soient en mesure d’arrêter sans problème, 2 à 6 % des consommateurs américains éprouvent des difficultés à stopper. L’usage répété de la drogue, en dépit de l’envie de diminuer ou d’arrêter d’en consommer, est le signe d’une dépendance.
Tandis que de plus en plus d’états américains adoptent des lois en faveur de l’usage médical ou récréatif du cannabis biologique, le nombre de personnes dépendantes pourrait bien augmenter.
Il est trop tôt pour affirmer que les bénéfices potentiels du cannabis biologique dépassent les risques qu’il fait encourir à ceux qui en consomment. Mais tandis que les lois américaines sur le cannabis biologique (et le cannabidiol) se font moins restrictives, il est temps que la recherche établisse des faits.


[Total : 3    Moyenne : 3/5]

2000 personnes ont déjà eu accès au précieux cannabis thérapeutique de Manfred Fankhauser. En Suisse alémanique, il est surnommé «Hanf-Apotheker», le pharmacien du chanvre.

Ses vieilles maisons traditionnelles et la vue sur les Alpes bernoises font le charme de Langnau (BE). Dans ce décor pittoresque de l’Emmental, une pharmacie fait aussi parler d’elle loin à la ronde. Alors que plusieurs villes suisses, dont Genève et Lausanne, ficellent des projets pilotes de régulation du marché du cannabis bio, se procurer de la marijuana légalement est ici une réalité depuis plusieurs années déjà. A deux pas de la gare, la Bahnhof Apotheke vend ses propres préparations magistrales à base de cannabis bio. Elle est la seule du genre dans le pays, et son propriétaire, Manfred Fankhauser, un pionnier dans le domaine. Outre-Sarine, le quinquagénaire à blouse blanche est surnommé Hanf-Apotheker, le pharmacien du chanvre.

Le cannabis bio, comme médicament en pharmacie

Le cannabis bio, comme médicament en pharmacie

En franchissant la porte de son élégante droguerie, on ne peut s’empêcher de humer l’air, à l’affût d’une odeur suspecte. Peine perdue: le cannabis médical bio ne s’étale pas dans les rayons et est pratiquement inodore. La pharmacie propose trois produits: de l’huile, une teinture ainsi que du dronabinol – du THC synthétique –, le principal agent psychoactif de la plante. Tous sont administrés par voie orale, sous forme de gouttes. Dans l’arrière-salle, une pharmacienne s’affaire à préparer une dizaine de flacons de ces traitements avant de les envoyer directement à un patient, à son médecin ou à l’hôpital. «C’est une journée plutôt calme. Certains jours, nous avons jusqu’à trente envois.»

Pathologies sévères

Entrée en vigueur en 2011, la nouvelle loi sur les stupéfiants (Stup) autorise à de strictes conditions la préparation de cannabis thérapeutique bio et sa vente à des personnes atteintes de pathologies sévères. Chaque année, les demandes sont plus nombreuses à atterrir sur le bureau de Manfred Fank­hauser. De cinq patients à ses débuts, il en compte actuellement six cents. En tout, deux mille personnes ont eu accès à ses préparations. L’activité représente 20% de son chiffre d’affaires.

«Les personnes qui s’adressent à nous sont souvent désespérées, raconte le docteur en pharmacie. Aucun médicament ne soulage leurs maux. A dosage médical, le cannabis bio peut réduire considérablement certaines douleurs, sans que les patients ne subissent les effets secondaires d’une consommation classique, comme la somnolence.» Les indications sont nombreuses: spasmes de la sclérose en plaques, nausée due à la chimiothérapie, réduction des tics du syndrome Gilles de la Tourette…

Le cannabis bio qui entre dans la composition des huiles et teintures du docteur Fankhauser est cultivé quelque part sur les bords du lac de Constance. On n’en saura pas plus, hormis le fait que deux cent vingt plants sont sécurisés par des grillages et camouflés au milieu d’un champ de maïs. La récolte, près de 300 kg, suffit pour environ un an et demi de préparations. Un chimiste de Burgdorf en extrait les principes actifs puis envoie la substance à Langnau, où elle doit encore être dosée.

Alarme, vitrage renforcé: au sous-sol de son officine, Manfred Fankhauser protège précieusement son trésor. «Un gramme de dronabinol coûte 1700 fr.», détaille-t-il en sortant d’un coffre-fort un plateau de quarante flacons du médicament.

Lourdeur administrative

Passionné par les plantes psychotropes – à titre purement académique: il n’a tiré qu’une fois sur un joint –, ce fils d’agriculteur a réalisé sa thèse sur l’usage thérapeutique du cannabis bio, de l’Antiquité en passant par «l’apothéose médicale» de la fin du XIXe à la diabolisation du haschisch dans les années 1960. «Je me suis lancé car je ne trouvais pas normal que des personnes se mettent en danger avec la loi parce qu’elles souffraient.»

Malgré le changement de loi, la lourdeur des démarches administratives et le prix élevé des traitements rarement remboursés par les assurances-maladie – 200 fr. à 500 fr. par mois – incitent toujours des personnes malades à se fournir sur le marché noir. «Il y a trop de barrières. Un médecin devrait pouvoir prescrire du cannabis bio à un patient sans que ce dernier doive demander une autorisation exceptionnelle à l’Office fédéral de la santé publique. Le système actuel est trop contraignant», regrette Manfred Fankhauser. Il n’est pas le seul à le penser. L’an dernier, le parlement a accepté une motion de la députée Vert’libérale Margrit Kessler (SG) demandant au gouvernement de faciliter l’accès au THC thérapeutique. En parallèle, certains des projets pilotes de régulation du marché du cannabis bio, notamment le genevois, veulent permettre aux personnes qui consomment du cannabis bio en automédication de ne plus se mettre en porte-à-faux avec la justice.

Manfred Fankhauser salue ces initiatives. Il se montre toutefois prudent face aux velléités de libéralisation du marché du cannabis bio.«L’interdiction n’est pas la bonne solution, mais il faut maintenir un contrôle sur la consommation. Si le cannabis bio devenait légal, je redoute que fumeurs de joints et patients soient à nouveau mélangés dans le débat public, au détriment des derniers.» (TDG)


[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Aux Etats-Unis, de plus en plus d’Etat ont légalisé la consommation de weed à “usage récréatif”, dont l’Oregon, l’Alaska et bientôt le Vermont. Microsoft l’a bien compris : cette drogue douce n’est pas prête de disparaître du territoire américain.

C’est pourquoi la multinationale américaine vient de nouer un partenariat inédit avec une start-up KIND Financial, dont le travail consiste à fournir des logiciels pour traquer le cheminement des plantes de cannabis, des plantations jusqu’à la vente. L’objectif est d’éviter que la marchandise ne se retrouve sur le marché noir.

Microsoft investit dans le cannabis

Microsoft investit dans le cannabis

“Personne ne peut prédire le futur de la légalisation du cannabis, en revanche il est certain que le cannabis légal sera toujours sujet à des règles très strictes, comme le tabac ou l’alcool, et KIND Financial est fier d’offrir aux gouvernements et aux agences de régulation les outils et la technologie pour surveiller la conformité du cannabis à la loi”, a déclaré le pdg de la start-up, David Dinenberg, dans un communiqué le 16 juin dernier.

Comme l’a rappelé Rue89, plusieurs nouveaux Etats devraient voter en faveur de la légalisation du cannabis à des fins récréatives à l’automne. Il n’est donc pas étonnant que des entreprises se lancent sur cet immense marché, encore peu exploité. Microsoft est toutefois la première grande entreprise à investir dans cette économie.


[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Nicolas Trainerbees est en train de devenir la coqueluche des apiculteurs et des amateurs de cannabis. La raison ? Il a appris à ses abeilles à faire du miel bio à partir de plants de cannabis.

Nicolas a 39 ans et vit en France. Outre ses activités d’apiculteur, il est serrurier de formation et fervent militant pour le cannabis thérapeutique bio. Il en consomme d’ailleurs depuis qu’il est très jeune pour traiter son hyperactivité. Sa passion pour l’éducation des animaux l’a amené à apprendre toutes sortes de choses à des lézards, des tarentules, et pour ce qui nous intéresse, des abeilles.

J’ai appris plusieurs choses à mes abeilles, par exemple collecter le sucre des fruits plutôt qu’utiliser les fleurs. Et j’ai voulu leur apprendre à obtenir cette résine.
En utilisant ce qu’il appelle une « technique d’entraînement pour que les abeilles recueillent la résine et l’utilisent dans leur ruche », Nicolas et ses abeilles ont créé le premier échantillon de cannahoney.

les abeilles récupèrent le pollen des plants de cannabis bio

les abeilles récupèrent le pollen des plants de cannabis bio

La production de cannahoney est vraiment récente et peu de gens, à notre connaissance, maîtrisent ce savoir-faire. Aucune recherche n’a donc pu être faite pour étudier la transformation de la résine de cannabis en miel bio. Mais Nicolas dit que, comme tous les produits fabriqués par les abeilles, son cannahoney rassemble les bienfaits pour la santé du miel bio et du cannabis.

Et à la question de savoir si les abeilles sont stone après la récolte, la réponse est non. A la différence des mammifères, les abeilles n’ont pas de système endocannabinoïde. Le THC et tous les autres cannabinoïdes n’ont donc aucun effet sur elles.
Ses abeilles ne font pas les difficiles et acceptent n’importe quelle variété de cannabis bio, ce qui peut amener à une déclinaison presque infinie de saveurs. Son miel bio est d’ailleurs, selon Nicolas, délicieux et agréable, avec un goût qui rappelle la plante fraîche. Son odeur est « très florale », avec une couleur qui varie du blanc au jaune. Et pour ceux qui se posent la question, oui, le miel bio est psychoactif.
Nicolas prend beaucoup de risques pour assouvir sa passion. Ses plantes poussent en pleine nature mais doivent être transportées près des ruches pour que les abeilles récoltent leur pollen. Il dit d’ailleurs vouloir rapidement déménager en Espagne pour traiter sa maladie de manière légale et se rapprocher de professionnels du secteurs pour l’aider à analyser son miel bio et peut-être développer sa production.


[Total : 2    Moyenne : 4/5]

Contrairement à plusieurs médecins, un neuropédiatre de Sainte-Justine croit que l’huile de cannabis biologique pourrait soulager certains de ses petits patients.

«Oui, il y a de l’efficacité, si on regarde les études [faites ailleurs]. Par contre, comme tous les médicaments, un seul ne fonctionne pas pour tous les patients atteints d’épilepsie, explique le Dr Lionel Carmant, neuropédiatre spécialisé en épilepsie au CHU Sainte-Justine. Mais je pense que c’est un traitement qui devrait dans certains cas être utilisé.»

L’étude de la compagnie britannique GWPharma dont fait mention le médecin a en effet révélé de très bons résultats.
«Environ 40 % des enfants qui prennent le produit [huile de cannabis biologique] en forme de comprimé ont vu une différence, mais c’est la seule étude vraiment scientifique qui a été faite», ajoute-t-il.
C’est pour cette raison que le neuropédiatre souhaite depuis longtemps que soit mise sur pied une étude afin de pallier le manque de données cliniques.
Le Dr Carmant affirme qu’une vingtaine de ses petits patients pourraient faire partie de l’étude.

L'huile de cannabis bio

L’huile de cannabis bio

Dosage approprié

Toutefois, il n’y a pas que le manque de recherche qui pose problème. Il faut aussi qu’une compagnie puisse produire une huile où le dosage est équilibré pour tous les échantillons.
«Ce que j’essaie de faire, c’est d’avoir un laboratoire qui pourrait déterminer les mesures sanguines [du patient] pour voir si en changeant des échantillons [d’huile] on est capable de garder le niveau stable dans le sang du patient», explique-t-il.
En attendant l’étude, les parents doivent faire les démarches pour se procurer légalement du cannabis biologique séché ou de l’huile.
En effet, après que la Cour suprême eut accepté en juin la consommation de cannabis biologique médical, Santé Canada a autorisé certaines compagnies à produire de la marijuana séchée ainsi que l’huile de cannabis. Et depuis quelques semaines, pas moins de sept entreprises canadiennes sont autorisées à vendre l’huile.

Pas des joints

Il faut savoir que l’huile de cannabis biologique ne ressemble en rien à la marijuana «populaire ou connue», précise Adam Greenblatt, directeur général de la clinique semi-privée Santé Cannabis.
«Non, les enfants ne fument pas des joints ici. Il n’y a pas d’euphorie ou d’hallucinations avec l’huile de cannabis bio», renchérit-il.
C’est plutôt une huile végétale qui «est infusée avec un type de marijuana très spécifique à haute teneur en cannabidiol (CBD). Le CBD est un anti-inflammatoire et c’est antiépileptique pour des enfants», explique M. Greenblatt.
Dans l’huile de cannabis, le THC qu’on retrouve dans la marijuana «connue» est presque inexistant. C’est pourquoi des médecins comme le Dr Carmant ne s’y opposent pas.
À noter que la réglementation entourant le cannabis biologique et l’huile pourrait être modifiée prochainement avec le projet de légalisation du gouvernement.


[Total : 2    Moyenne : 5/5]

Cannabis Bio thérapeutique : la mère d’une enfant épileptique en appelle à François Hollande

TÉMOIGNAGE – Pour améliorer le quotidien de sa fille atteinte d’une forme d’épilepsie sévère, Sandrine souhaite lui donner du cannabidiol, un médicament dérivé du cannabis interdit en France. Elle en appelle au Président de la République.
Lola est atteinte du syndrome de Dravet, une forme rare et sévère d’épilepsie. Et selon sa maman, Sandrine, seul le cannabidiol, une molécule dérivée du cannabis biologique, permettrait de soulager les souffrances de sa fille.

“Le Cannabidiol va accroitre les effets des médicaments qu’elle prend déjà. L’avantage serait de pouvoir diminuer son traitement qui est très lourd pour le moment en effets secondaires”, explique-t-elle au micro de RTL.

Cannabis bio thérapeutique

Cannabis bio thérapeutique

Sandrine a découvert ce traitement en faisant des recherches sur Internet : “chez des enfants qui sont déjà sous cannabidiol on remarque qu’il y a moins de crises, les enfants sont plus posés, n’ont plus de tremblements, des enfants qui ne marchaient plus remarchent”, avance-t-elle.

Son courrier transmis au ministère de la Santé

Mais ce médicament, autorisé dans plusieurs pays d’Europe et aux Etats-Unis, est interdit en France. Cette mère de famille d’Ornans, dans le Doubs, en appelle donc à la responsabilité des autorités de santé.

“Quand on sait qu’on a une médecine alternative sous la main et qu’on ne fait rien, j’appelle ça de la non-assistance à personne en danger”, affirme-t-elle, “voilà ce que j’ai marqué à François Hollande. J’ai eu une réponse, il transmet ce courrier au ministère de la Santé.”

Je pense qu’il faut se dépêcher.

Selon elle, le temps est compté : “il y a beaucoup de décès d’enfants qui ont le même syndrome, quand on sait qu’on a l’opportunité d’essayer une médecine alternative, je pense qu’il faut se dépêcher.”

Action du Cannabidiol (CBD) de la plante de cannabis contre le cancer (2014) (FR)

 

En France, certaines personnes testent déjà, sans autorisation, l’Epidiolex, composé à 98% de cannabidiol et destiné aux épileptiques, rapporte l’Est Républicain.



[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Un journaliste du magazine Vice a enquêté sur une question insolite mais qui revient souvent dans les forums de discussion : Pourquoi les aisselles dégagent parfois une odeur de cannabis ? …

Un journaliste du magazine Vice a enquêté sur une question insolite mais qui revient souvent dans les forums de discussion : Pourquoi les aisselles dégagent parfois une odeur de cannabis ?

« Pourquoi mes dessous de bras sentent-ils le cannabis ? » Cette question qui peut prêter à rire est récurrente dans les forums de discussion. Nathan Thompson, journaliste chez Vice, a lui-même expérimenté ce phénomène et a décidé de mener l’enquête auprès de scientifiques. « Ma copine respirait mon torse et a dit : “eh, tu sens la skunk”. J’ai reniflé mes aisselles – elle avait raison », se remémore-t-il.

odeur-de-cannabis-aisselles

Matan Shelomi, chercheur en écologie chimique à l’Institut Max Planck, a accepté de partager ses connaissances sur le sujet, et a comparé différentes études sur les composés chimiques du cannabis et de la transpiration humaine. En tout, 233 composés chimiques composent la marijuana, et 100 composent la transpiration. En les comparant, le chercheur a découvert que marijuana et transpiration partagent 11 composés chimiques.

Un journaliste du magazine Vice a enquêté sur une question insolite mais qui revient souvent dans les forums de discussion : Pourquoi les aisselles dégagent parfois une odeur de cannabis ?

« Pourquoi mes dessous de bras sentent-ils le cannabis ? » Cette question qui peut prêter à rire est récurrente dans les forums de discussion. Nathan Thompson, journaliste chez Vice, a lui-même expérimenté ce phénomène et a décidé de mener l’enquête auprès de scientifiques. « Ma copine respirait mon torse et a dit : “eh, tu sens la skunk”. J’ai reniflé mes aisselles – elle avait raison », se remémore-t-il.

Matan Shelomi, chercheur en écologie chimique à l’Institut Max Planck, a accepté de partager ses connaissances sur le sujet, et a comparé différentes études sur les composés chimiques du cannabis et de la transpiration humaine. En tout, 233 composés chimiques composent la marijuana, et 100 composent la transpiration. En les comparant, le chercheur a découvert que marijuana et transpiration partagent 11 composés chimiques.

« Il semble que certains des composés les plus fortement associés à l’arôme distinct de la marijuana se trouvent aussi dans les chaussettes de gym », a ironisé Matan Shelomi au magazine. Pour lui, la transpiration dont l’odeur se rapproche le plus de celle du cannabis est la sueur venant des glandes apocrines, celle qui se trouve au niveau des aisselles et dans la région des parties génitales.

Un autre chercheur, Justin Fischedick de la Washington State University, a mis en avant un autre élément. Pour lui, la cause est à trouver dans les terpénoïdes, des composés organiques de plantes qui sont aussi présents dans la transpiration.


[Total : 2    Moyenne : 5/5]

Ce suppositoire vaginal au cannabis apaise les douleurs menstruelles. Une entreprise californienne a inventé un suppositoire vaginal à base de cannabis. Il a pour but de soulager les femmes sujettes aux douleurs menstruelles.

Si vous avez des ovaires, vous devez savoir qu’une bonne dose d’ibuprofène ne suffit pas toujours à atténuer les douleurs menstruelles. La solution à ces maux de ventres gênants pourrait prendre la forme d’une capsule de cannabis capable de rendre vos ovaires stones.

Ce comprimé vaginal, fait à base de cacao et d’huile de cannabis, est vendu en Californie. Remplie de THC (le composant psychoactif du cannabis) et de CBD (son composant qui permet de guérir), cette capsule, qui a la même forme qu’un tampon, permettrait de détendre les muscles à l’intérieur du corps et ainsi soulager les crampes qui reviennent chaque mois.
Ce suppositoire miracle vient d’arriver dans les boutiques de Los Angeles. Il suffit de l’insérer dans le vagin comme un tampon. Ainsi, ses utilisatrices ne ressentent pas les effets psychoactifs du cannabis. En gros, votre système reproductif sera stone mais pas vous ! C’est parfait, non ?

L’entreprise, qui n’en est pas à sa première innovation impliquant du cannabis, a expliqué : “Foria Relief est le premier suppositoire vaginal conçu spécifiquement pour soulager l’inconfort.
Jusqu’à aujourd’hui, les femmes avaient peu d’options pour gérer leurs douleurs menstruelles, c’est principalement les analgésiques comme l’ibuprofène ou les infusions. Les seuls suppositoires vaginaux qui existent déjà sont le traitement contre les mycoses vaginales et la contraception.”
Le produit n’a semble-t-il pas encore été approuvé par la FDA (Food and Drug Administration), l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (donc, faites attention). Mais ces capsules pourrait vraiment changer la vie des femmes qui souffrent beaucoup chaque mois, et croyez-moi, c’est infernal.

Le Foria Relief s’insère dans le vagin comme un tampon.

Le Foria Relief s’insère dans le vagin comme un tampon.
Le Foria Relief réussira-t-il à éradiquer les douleurs menstruelles ?

Ces suppositoires à base de cannabis pourraient aussi devenir un remède pour les femmes qui souffrent d’endométriose – une maladie chronique due à la présence de muqueuse utérine en dehors de la cavité utérine. Comme l’a récemment souligné Lena Dunham, ce problème engendre des douleurs atroces. Si les Foria Relief font leurs preuves, ces capsules pourraient soulager ces femmes et peut-être même les crampes des futures mamans.

Selon Foria, les capsules ne s’en prennent pas à la douleur en tant que telle, mais relaxent les muscles et apaisent même l’anxiété. Elles font effet 15 à 30 minutes après insertion et elles peuvent être utilisées en même temps que les tampons.

Ce n’est pas la première fois que cette entreprise invente un produit à base de cannabis pour vos parties génitales. L’année dernière, elle avait lancé un spray lubrifiant aux vertus aphrodisiaques. Comme avec le suppositoire vaginal, ce spray ne fonctionne que sur la zone où il a été appliqué, le pénis ou le vagin (mais pas au-delà). Voilà de quoi mettre du piment dans votre vie sexuelle.


[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Alors que les élections américaines approchent à grand pas, la question de la légalisation de la weed marijuana bio ravive les débats outre-Atlantique. Un tel projet serait à l’ordre du jour dans au moins cinq États, dont la Californie.

Comme à leur habitude, les membres de la classe politique – y compris la candidate à la primaire républicaine Carly Fiorina – répandent l’idée que la weed marijuana bio est une drogue « passerelle » dont la consommation inciterait à découvrir d’autres produits stupéfiants. Pourtant, de nombreuses études tendent à montrer que cette théorie est incorrecte – le cannabis bio aiderait les accros à se désintoxiquer des drogues dites « dures ».

Cigarette de cannabis marijuana biologique

Cigarette de cannabis marijuana biologique

Si, à première vue, l’idée de la passerelle n’est pas idiote – après tout, les fumeurs de weed ont 104 fois plus de chances de consommer de la cocaïne que les non-fumeurs – les scientifiques rappellent à l’envi que corrélation ne veut pas dire causalité. Par exemple, le nombre de personnes tuées par des chiens chaque année est corrélé de manière quasi parfaite à la croissance des achats en ligne lors du Black Friday. Sinon, on a également noté que l’augmentation des diagnostics d’autisme est fortement corrélée à celle de la vente de nourriture bio. Il est pourtant peu probable que l’achat massif de galettes de riz ait quelque chose à voir avec la détection d’un trouble comme l’autisme. Au contraire de la causalité, la corrélation peut découler d’un simple hasard.


[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Une équipe de chercheurs canadiens dirigée par le Dr Mark Ware, de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) à Montréal, vient de compléter une étude multicentrique sur l’innocuité du cannabis médical bio chez les patients souffrant de douleur chronique.

Les chercheurs ont découvert que des patients atteints de douleur chronique qui avaient consommé quotidiennement du cannabis bio pendant un an n’avaient pas expérimenté plus d’effets indésirables graves que ceux qui n’en avaient pas pris. L’étude, dont les résultats viennent d’être publiés en ligne dans The Journal of Pain, servira de référence pour les travaux futurs sur les effets secondaires du cannabis bio utilisé à des fins médicales pour gérer la douleur.

“C’est la première étude d’envergure sur l’innocuité à long terme de la consommation de cannabis bio  chez les patients souffrant de douleur chronique, explique l’auteur principal, le Dr Mark Ware, spécialiste de la douleur à l’Hôpital général de Montréal du CUSM et professeur agrégé en médecine de famille et en anesthésie à l’Université McGill. Nous avons découvert que le cannabis médical bio semble avoir un profil d’innocuité avantageux lorsqu’il est utilisé par des patients qui sont considérés comme des consommateurs expérimentés et qui participent à un programme thérapeutique de douleur chronique sur une période d’un an.”

Le cannabis médical thérapeutique

Le cannabis médical thérapeutique

Dans le cadre de l’étude COMPASS (Cannabis for the Management of Pain: Assessment of Safety Study – COMPASS), débutée en 2004, les chercheurs ont suivi 215 patients adultes souffrant de douleur chronique (non associée au cancer) qui prenaient du cannabis médical bio. Cette cohorte de patients a été comparée à un groupe témoin de 216 patients également atteints de douleur chronique qui ne consommaient pas de cannabis bio. L’étude a été réalisée dans sept centres qui possèdent une expertise en gestion de la douleur à travers le Canada (situés à Fredericton, Halifax, London, Montréal, Toronto et Vancouver).

Les consommateurs de cannabis bio avaient accès à du cannabis bio sous forme d’herbe contenant 12,5 % de THC provenant d’un producteur de cannabis bio autorisé. Les patients se procuraient le cannabis tous les mois à la pharmacie de l’hôpital des sites participants, après s’être soumis aux rendez-vous et aux tests nécessaires. Durant leur suivi, en plus de l’information sur les effets indésirables du cannabis bio, les participants ont dû passer des tests de la fonction pulmonaire et cognitive et ont été interrogés sur leur niveau de douleur, leur humeur et leur qualité de vie. Plusieurs participants se sont également soumis à une série complète d’analyses sanguines, incluant la biochimie de routine, la fonction hépatique et rénale et le taux de certaines hormones. Les patients ont consommé en moyenne 2,5 grammes de cannabis bio par jour sous la forme d’administration souhaitée (fumée, vaporisée ou ingérée) au cours de l’étude.

Nos données révèlent que les consommateurs quotidiens de cannabis bio ne couraient pas plus de risque de subir d’effets indésirables graves que les non-utilisateurs (groupe témoin), explique la Dre Aline Boulanger, professeure clinique au Département d’anesthésiologie de l’Université de Montréal et l’une des co-auteurs de l’étude et directrice du Centre d’expertise de la douleur chronique au Centre Hospitalier de l’Université de Montréal. Nous n’avons trouvé aucune preuve d’effets indésirables sur les fonctions cognitives et pulmonaires ou dans les analyses sanguines des consommateurs de cannabis bio. À l’inverse, nous avons remarqué que les consommateurs de cannabis bio toléraient nettement mieux la douleur, présentaient moins de détresse à l’égard des symptômes et disaient avoir une meilleure humeur et une meilleure qualité de vie par rapport au groupe témoin.”

Cependant, les chercheurs ont remarqué une augmentation du risque d’effets indésirables sans gravité chez les consommateurs de cannabis bio médical, tels que des maux de tête, des nausées, des étourdissements, la somnolence et des problèmes respiratoires associés au tabagisme.

“Il est important de tenir compte des limites de l’étude, ajoute le Dr Ware. Les patients ont été recrutés sur une base volontaire, ils n’étaient pas sélectionnés au hasard et pour la plupart, ils consommaient déjà du cannabis bio à des fins médicales. Il semble donc que cette option thérapeutique soit relativement sécuritaire lorsqu’elle est utilisée par des personnes qui considèrent que ça les aide. Toutefois, nous ne pouvons pas tirer de conclusions hâtives quant à l’innocuité du cannabis bio chez les nouveaux utilisateurs.”