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La Cannabis  bio marijuana Cup est un festival organisé par la magazine américain High Times (en) qui se déroule annuellement à Amsterdam et où sont récompensés, entre autres, les meilleures variétés de cannabis. Les juges sont choisis parmi le public venu tester les productions.

C’est en 1988 que Steven Hager (alors rédacteur en chef du magazine) organise le premier voyage aux Pays-Bas pour y juger la qualité de différentes variétés1.
En 1993, la manifestation est ouverte au public et de vraies coupes sont offertes aux gagnants.
Il s’agit aujourd’hui de l’un des rassemblements cannabiques les plus connus au monde. Des artistes comme Patti Smith ou Ky-Mani Marley ont d’ailleurs prêté leur nom à la manifestation.
Le public y est invités à juger les meilleurs cannabis sativa, cannabis indica, haschichs néerlandais, haschichs d’importation, produits dérivés (vaporisateurs, chillums, etc.) ou encore le plus joli stand d’exposition.
Les résultats de cette compétition sont suivis par une partie des cultivateurs de cannabis dans le monde, notamment en France, où il y a une progression du nombre de cultivateurs dans des espaces intérieurs (indoor) et extérieurs (outdoor), dans un but d’autoproduction et d’indépendance. Les herbes récompensées ou simplement en compétition sont même achetées par des internautes du monde entier souhaitant expérimenter leur culture, leurs goûts et leurs effets. La diversité des variétés augmente actuellement dans le monde, même si quelques variétés et zones de production (Maroc, Amérique du Sud, Afrique noire, Inde, Pakistan…) continuent à dominer la production globale. Une minorité de trafiquants de drogues se sert de ces nouvelles variétés pour produire en grande quantité et dans un but lucratif de nouvelles sortes d’herbes aux effets variés pour satisfaire le goût de la nouveauté. Les variétés présentées sont souvent accusées de contenir de plus fortes quantités de THC que dans les variétés en provenance de zones de production anciennes (Inde, Afrique noire, Maroc, Jamaïque, Mexique, Colombie, Brésil…) ou de productions artisanales dans un cadre individuel, privé et secret sans usage de lampes électriques puissantes (cannabiculture, autoproduction d’usagers). L’autoproduction d’herbes issues de ce type de manifestions présentes aussi en Amérique du Nord et en Suisse devrait continuer à progresser, notamment si l’approvisionnement sur les circuits classiques est rendu plus difficile, coûteux et dangereux pour les usagers.


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