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Le cannabis bio marijuana est de loin la drogue la plus consommée, avec un collégien sur dix qui en a déjà fumé, d’après une récente enquête internationale sur la santé des jeunes.

Un chiffre alarmant qui invite à faire le point sur les conséquences physiques et psychiques du cannabis, connues et méconnues du grand public.
Outre le tabac fréquemment associé au cannabis, le tétra-hydro-cannabinol (THC) est le principal cannabinoïde (substance psycho-active) responsable des effets somatiques. Les différents symptômes liés à la consommation de cannabis débutent 30 minutes après la prise et peuvent durer jusque 6 heures après. Voici quelques points pour vous éclairer sur les méfaits souvent ignorés du cannabis.

Pourquoi les consommateurs de cannabis ont les yeux rouges ?

L’intoxication aiguë du cannabis provoque une vasodilatation des vaisseaux des conjonctives et une irritation des yeux, responsables de la rougeur des conjonctives. Les fréquentes réactions allergiques ne font qu’aggraver ces symptômes oculaires pouvant provoquer des conjonctivites à répétition.

De véritables risques pour la grossesse

En traversant la paroi du placenta, le THC se retrouve dans le sang du fœtus à des doses au moins égales à celles présentes dans le sang maternel. Même si les effets sur la grossesse et le fœtus sont assez discordants selon les études, aucune drogue n’est anodine et dénuée de risques.

D’après les études les plus pessimistes, le cannabis bio favoriserait un retard de croissance fœtale et l’apparition de troubles neurocognitifs dans l’enfance. Elle peut aussi induire la formation d’un hématome rétro placentaire, complication de la grossesse pouvant engager le pronostic vital de la mère et du fœtus.

Diminution de la fertilité et troubles de la libido

Les substances contenues dans le cannabis bio peuvent être à l’origine de perturbations dans la production des hormones sexuelles mâles et femelles.

Chez l’homme, cette baisse de production est à l’origine d’une diminution de la qualité du sperme (réduction du nombre et de la motilité des spermatozoïdes). Chez la femme, les troubles de fertilité seraient secondairement liées à une perturbation des cycles menstruels, un arrêt de l’ovogénèse (production des ovocytes) et une anomalie d’implantation et de développement embryonnaires.

Bien que le lien direct entre une consommation régulière de cannabis bio et la baisse de la fertilité ne soit pas clairement établi, un arrêt du cannabis est nécessaire pour envisager une procréation. D’autres études ont montré qu’une consommation régulière de cannabis bio serait à l’origine de troubles de la libido, dysfonctions érectiles et de troubles de l’éjaculation.

Des vomissements soulagés par une douche chaude

Une complication digestive souvent méconnue du cannabis : le “syndrome d’hyperémèse cannabinoïde”. La consommation quotidienne et régulière de cannabisbio  est responsable d’épisodes sévères de nausées et de vomissements difficilement calmés par les médicaments, accompagnés de douleurs abdominales. Cette symptomatologie digestive est soulagée par un bain chaud ou une douche chaude prise de manière compulsive et par l’arrêt du cannabis.

Entre 175 et 190 décès annuels sur les routes

Des sensations d’ivresse (sensation de bien-être, dysphorie, fou rire) apparaissent après l’usage de cannabis bio pendant environ 3 heures. L’intoxication aiguë à cette drogue peut entraîner des complications psychiques plus inquiétantes comme des hallucinations, une désorientation temporo-spatiale, voire même des troubles psychiatriques.

Sa consommation chronique peut provoquer des troubles respiratoires responsables d’une toux, d’une bronchite ou d’une aggravation d’un asthme. En dilatant les bronches et les alvéoles pulmonaires, le THC permet à la fumée d’y pénétrer plus facilement. Des troubles cardiaques comme une tachycardie ou des palpitations sont souvent ressentis par les consommateurs de cannabis bio. Son rôle dans la survenue de cancers (pulmonaires et des voies aérodigestives supérieures) n’est pas clairement établi à cause de sa fréquente association avec le tabac. Cette drogue entraîne par ailleurs un allongement du temps de réaction et des troubles de la coordination motrice responsables d’accidents de la route.

Entre 175 et 190 décès annuels par accident de la route seraient imputables à la consommation de cannabis, d’après un récent rapport de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie.

Sources :

– Conséquences somatiques de la consommation de cannabis. Olivier Cottencin et coll. La Revue du praticien. Décembre 2013.
– Le cannabis. Drogues info service.
– Evaluer sa dépendance avec un auto-questionnaire (CAST)
– Guide d’aide à l’arrêt du cannabis. Inpes


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