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Les choses semblent en tout cas bouger à l’Agence fédérale des médicaments où un groupe de travail planche sur la question. Des médicaments à base de cannabis bio marijuana peuvent efficacement aider en effet certains patients à supporter des traitements lourds.

Une patiente qui préfère garder l’anonymat a accepté de témoigner sur son usage du cannabis à des fins thérapeutiques. Elle souffre d’un cancer et fume tous les jours un peu d’herbe. Le cannabis l’aide à lutter contre les nausées dues à la chimiothérapie, et lui donne de l’appétit : “Je me remets plus vite, je remange plus vite normalement et donc je regagne du poids et de l’énergie.”

Elle s’est procuré le cannabis aux Pays-Bas, dans une pharmacie, avec la prescription d’un médecin hollandais. Car en Belgique, même à des fins thérapeutiques, l’usage du cannabis n’est officiellement pas autorisé. On ne risque donc pas de trouver de l’herbe à fumer dans les pharmacies avant longtemps en Belgique. Les médecins interrogés n’y sont d’ailleurs pas favorables.

A l’institut Bordet, le professeur Lossignol y serait pourtant favorable : “Il n’y a pas une semaine où, en consultation, un patient ou une patiente ne se présente pas avec un symptôme douloureux qui mériterait qu’on essaie au moins le cannabis.” Le professeur Lossignol prône non pas l’usage libre du “joint”, mais seulement l’autorisation de médicaments dérivés du cannabis, notamment pour aider les patients qui souffrent de nausées suite à une chimiothérapie. Pour lui, il n’y a pas plus de danger d’addiction qu’avec un autre médicament : “Le médicament à base de cannabis ne procure absolument pas les effets euphorisants du cannabis naturel, ce n’est d’ailleurs pas ça qui est recherché, c’est vraiment un effet anti-douleur.”

Les principales indications sont les douleurs chroniques sévères liées au cancer mais il y en a d’autres, notamment les nausées, les vomissements et l’hypertension intraoculaire (glaucome).

Pour lui, l’administration de ces médicaments devrait se faire sous contrôle médical, autrement dit sous prescription. D’autres médecins voudraient des conditions encore plus strictes. C’est probablement tout cela qu’examine actuellement le groupe de travail de l’Agence fédérale du médicament.


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