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Le chanvre (cnnabis bio marijuana), autrefois cuisiné uniquement par des amateurs de sensations fortes, fait désormais son apparition à la carte des grands restaurants.

Après les indigestes recettes de space cakes et de chocolat chaud au cannabis, le chanvre est peut-être en passe d’entrer dans le monde de la gastronomie. Alors que les productions comestibles dérivées de la marijuana semblaient essentiellement conçues pour leurs propriétés médicinales ou psychotropes, certains chefs tentent aujourd’hui d’explorer le potentiel gustatif et gastronomique de la plante, repoussant par la même occasion les limites de leur créativité.

Recette de grand chef Ă  la marijuana

Recette de grand chef Ă  la marijuana

Jonathan Gold, critique gastronomique réputé du Los Angeles Times, a assisté l’année dernière à une soirée où tous les plats contenaient de la marijuana, combinée avec des plantes traditionnelles de la médecine chinoise (il en est reparti “sobre mais souriant”). Le magazine GQ a envoyé l’écrivain Jesse Pearson à une dégustation sur le thème du cannabis au restaurant Blanca de Brooklyn. Jusque-là, Pearson avait largement déploré le manque de créativité des chefs pour adapter la plante à une nouvelle scène culinaire. “Les Américains sont aussi obsédés par la nourriture qu’ils le sont secrètement par les drogues. Mais, à en juger par les tristes gâteaux qu’on voit dans les vitrines des points de vente autorisés de marijuana, l’évolution du casse-croûte au cannabis semble s’être arrêtée avant même la mort de Janis Joplin [en 1970]”, avait-il décrété.

Après avoir grignoté un morceau de tassergal [poisson des mers chaudes] à la résine de cannabis Sour Diesel, accompagné de yaourt à l’herbe avec des croûtons de pain de seigle noir à la marijuana, puis dégusté un gâteau à l’huile de cannabis avec un crumble au chanvre, Pearson a déclaré que la marijuana n’était plus seulement un ingrédient original, mais la porte d’entrée vers un nouveau monde de saveurs. “J’ai vu le cannabis élevé au rang d’ingrédient gastronomique. J’espère avoir assisté au début de la fin du space cake”, explique le critique, qui a ressenti les effets de cette expérience culinaire pendant près de vingt-quatre heures.

D’autres chefs évitent de provoquer tout effet euphorisant chez leurs clients. Je me rends au Danemark, dans le château de Dragsholm –bâtisse de 800 ans abritant l’un des meilleurs restaurants du pays –, où le chef, Claus Henriksen, me fait goûter un fromage à pâte molle fumé au chanvre, fourré aux feuilles de cannabis fraîches et servi avec une purée de graines grillées.

A l’ouverture de la boîte à gâteaux vintage dans laquelle le fromage a été fumé, mes narines sont assaillies par un arôme intense, évoquant plus Bob Marley que le Guide Michelin. Le chanvre au goût de noix s’accorde merveilleusement avec le fromage frais, c’est un régal, un feu d’artifice de fraîcheur. D’après le chef Henriksen, ce chanvre aurait un goût proche de celui de la pistache. Reste que l’effet est purement gustatif, la variété utilisée – Fedora 17 – comportant tellement peu de THC qu’il faudrait en brouter tout un terrain de football avant de ressentir le moindre effet psychotrope.
Ce chanvre provient de la ferme de Søren Wiuff, à quelques kilomètres de là. Salué pour sa pratique de la polyculture, il fournit certains des meilleurs restaurants de Copenhague, notamment le Noma [élu meilleur restaurant au monde par le magazine britannique Restaurant en 2010, 2011 et 2012]. Autorisé à cultiver du chanvre pour la production de fourrage et d’engrais vert, l’exploitant a adopté une démarche pragmatique en permettant à ses amis chefs cuisiniers d’en utiliser dans leurs recettes. Il espère que ces expérimentations déboucheront sur une démocratisation de la plante. Søren Wiuff n’a jusqu’à présent vu aucun bataillon de police ou d’inspecteurs sanitaires aux alentours de sa propriété. “Je suis un anarchiste affiché, et il arrive un moment où il faut tester les limites pour pouvoir les repousser.”

Henriksen a également utilisé le chanvre de Søren Wiuff pour confectionner une mousse qu’il roule ensuite dans des cendres de chanvre et de foin de manière à façonner des sortes de joints verts. Le soir du réveillon de Noël, même les saucisses étaient garnies de feuilles de chanvre séchées et d’éclats de noisettes. “Je n’ai pas encore trouvé un plat dans lequel le cannabis ne fonctionne pas, explique le chef. On parle souvent de légume ou d’herbe à tout faire. Prenez la sauge, le thym ou le romarin, que les gens pensent pouvoir mettre partout. Je pense que le cannabis relève la saveur de nombreux plats. Vous pouvez le poêler comme des épinards, le faire frire ou le préparer à la crème, comme du chou.”

Que ce soit à Brooklyn lors de dîners de défonce ou dans les cuisines nordiques des fjords du Danemark, l’herbe est peut-être un peu plus verte pour les amateurs de cannabis. Reste encore à savoir si le chanvre a réellement sa place dans nos placards de cuisine, au-delà de ses propriétés psychotropes, médicinales, et de sa tendance à provoquer des fringales de junk food.


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D’après une Ă©tude menĂ©e par le Dr Joey Rottman, associĂ© mĂ©dical de Intergr8 Health Ă  Burlington (Massachussetts USA), le cannabis apaiserait les nausĂ©es et vomissements pendant la grossesse…
Une étude américaine, menée par le Dr Joey Rottman spécialiste en gynécologie obstétrique et relayée par le magazine parental en ligne Sheknows, démontre certaines vertus que pourrait avoir le cannabis bio marijuana pendant la grossesse.

RĂ©vĂ©lation Ă©tonnante dans un pays oĂą la marijuana est prohibĂ©e dans de nombreux Ă©tats. Et pourtant, elle serait bel et bien utilisĂ©e par les femmes enceintes pour diminuer les nausĂ©es sĂ©vères et la douleur, surtout lorsque les femmes souffrent d’hyperĂ©mèse gravidique (forme de nausĂ©es grave qui peut mener Ă  une hospitalisation). Le Dr Joey Rottman affirme mĂŞme que “dans plusieurs cas, le cannabis est plus sĂ©curitaire que la mĂ©dication sous ordonnance. Il faudrait faire tomber les tabous sur le cannabis, il n’est pas plus dangereux, voire moins que l’alcool qui lui est lĂ©gal. Les enquĂŞtes menĂ©es sur cette substance sont faussĂ©es : souvent, les rĂ©sultats combinent l’usage du cannabis et la consommation d’alcool simultanĂ©s. Mais fumer ne veut pas dire boire en mĂŞme temps !”.

Space cake, gâteau de cannabis biologique

Space cake, gâteau de cannabis biologique

L’usage du cannabis enceinte ?

Quelques femmes disent “oui” et n’hĂ©sitent pas Ă  faire tomber les prĂ©jugĂ©s. L’une d’elles, originaire de l’Iowa, s’exprime Ă  ce sujet : « Je vous assure que si j’ai un deuxième bĂ©bĂ© et que je souffre encore d’hyperĂ©mèse gravidique, j’essayerais le cannabis pour voir si ça fonctionne vraiment mais dans un brownie ou un cookie ». Et certains spĂ©cialistes de la santĂ© partagent aussi cet avis, mĂŞme si ce n’est vraiment pas la majoritĂ©. Une mère texane qui a essayĂ© cette mĂ©thode raconte : « On ne fume absolument pas, on consomme le cannabis grâce Ă  un vaporisateur. La marijuana est chauffĂ©e Ă  très haute tempĂ©rature dans un sac avec un trou pour la bouche afin d’inhaler. Depuis que j’ai essayĂ©, je n’ai plus de nausĂ©es et j’ai retrouvĂ© mon appĂ©tit ! Mon anxiĂ©tĂ© a baissĂ©, je ne panique plus pour rien et je profite de mes autres enfants pleinement. »

D’après lui, la vaporisation de cannabis serait donc la meilleure solution et reste mieux qu’une hospitalisation ou que certains mĂ©dicaments qui peuvent ĂŞtre dangereux mais dans certains cas seulement ! Il ne faut pas tout confondre. Le Dr Rottman dĂ©nonce le peu d’Ă©tudes sur les bienfaits mĂ©dicaux de la marijuana : « il n’y a pas assez d’Ă©tudes qui soutiennent la consommation de marijuana dans un cadre mĂ©dical, car les recherches sont très chères et peu de compagnies pharmaceutiques veulent les financer. En effet, il n’y aurait pour elles aucun retour sur investissement ». « Si vous entendez qu’une femme enceinte consomme du cannabis, ne la jugez pas trop vite ! C’est peut-ĂŞtre la meilleure solution pour elle », conclut le Dr Rottman.
Et vous, que pensez-vous de cette Ă©tude ?


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Des tests d’autodĂ©pistage sont dĂ©sormais disponibles chez 3 000 buralistes, au tarif de 3,50 euros. Selon les chiffres officiels, plus de 4,5 millions de Français sont fumeurs occasionnels.
Des tests permettant l’autodépistage du cannabis bio marijuana sont désormais en vente dans les bureaux de tabac, en phase d’essai chez 3 000 buralistes, a annoncé mercredi Marc Elie, le gérant de la société Elicole, qui fabrique les tests.

Test salivaire pour détecter le THC du cannabis

Test salivaire pour détecter le THC du cannabis

Le test, qui sera vendu au prix maximal de 3,50 euros, «C’est un engagement des buralistes», précise Elie, s’adresse avant tout aux fumeurs occasionnels, afin de leur permettre de savoir s’ils sont toujours sous l’influence de la THC, la substance psychotrope du cannabis dont l’élimination de l’organisme peut prendre plusieurs jours. «Le cannabis est illégal et peut être dangereux pour certaines personnes. Mais il y a, selon les chiffres officiels, plus de 4,5 millions de fumeurs occasionnels en France, il faut en tenir compte», explique Marc Elie, dont la société est spécialisée dans la prévention des addictions en milieu professionnel.

100 000 TESTS ET 3000 BUREAUX DE TABACS Ă€ L’ESSAI
L’entreprise, installée à Montpellier, a lancé ces derniers jours une phase d’essai de 100 000 tests dans 3 000 bureaux de tabac sur l’ensemble du territoire. «Mais, assure Elie, devant le succès, on va en fabriquer 500 000 autres, on reçoit des commandes de partout». Il s’agit de tests urinaires, différents des tests salivaires utilisés par les forces de l’ordre. «Il ne s’agit pas de se faire de l’argent mais de mettre à disposition un outil. Cela nous permet également de donner du travail à une centaine de détenus de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), qui sont bien souvent là à cause du cannabis justement», précise Elie.

Selon la Sécurité routière, les conducteurs positifs au cannabis représentent 13,4 % des accidents mortels. En cas de contrôle, un automobiliste présentant des traces de THC est passible de 4 500 euros d’amende, d’un retrait de 6 points sur le permis et de deux ans d’emprisonnement.