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2000 personnes ont déjà eu accès au précieux cannabis thérapeutique de Manfred Fankhauser. En Suisse alémanique, il est surnommé «Hanf-Apotheker», le pharmacien du chanvre.

Ses vieilles maisons traditionnelles et la vue sur les Alpes bernoises font le charme de Langnau (BE). Dans ce décor pittoresque de l’Emmental, une pharmacie fait aussi parler d’elle loin à la ronde. Alors que plusieurs villes suisses, dont Genève et Lausanne, ficellent des projets pilotes de régulation du marché du cannabis bio, se procurer de la marijuana légalement est ici une réalité depuis plusieurs années déjà. A deux pas de la gare, la Bahnhof Apotheke vend ses propres préparations magistrales à base de cannabis bio. Elle est la seule du genre dans le pays, et son propriétaire, Manfred Fankhauser, un pionnier dans le domaine. Outre-Sarine, le quinquagénaire à blouse blanche est surnommé Hanf-Apotheker, le pharmacien du chanvre.

Le cannabis bio, comme médicament en pharmacie

Le cannabis bio, comme médicament en pharmacie

En franchissant la porte de son élégante droguerie, on ne peut s’empêcher de humer l’air, à l’affût d’une odeur suspecte. Peine perdue: le cannabis médical bio ne s’étale pas dans les rayons et est pratiquement inodore. La pharmacie propose trois produits: de l’huile, une teinture ainsi que du dronabinol – du THC synthétique –, le principal agent psychoactif de la plante. Tous sont administrés par voie orale, sous forme de gouttes. Dans l’arrière-salle, une pharmacienne s’affaire à préparer une dizaine de flacons de ces traitements avant de les envoyer directement à un patient, à son médecin ou à l’hôpital. «C’est une journée plutôt calme. Certains jours, nous avons jusqu’à trente envois.»

Pathologies sévères

Entrée en vigueur en 2011, la nouvelle loi sur les stupéfiants (Stup) autorise à de strictes conditions la préparation de cannabis thérapeutique bio et sa vente à des personnes atteintes de pathologies sévères. Chaque année, les demandes sont plus nombreuses à atterrir sur le bureau de Manfred Fank­hauser. De cinq patients à ses débuts, il en compte actuellement six cents. En tout, deux mille personnes ont eu accès à ses préparations. L’activité représente 20% de son chiffre d’affaires.

«Les personnes qui s’adressent à nous sont souvent désespérées, raconte le docteur en pharmacie. Aucun médicament ne soulage leurs maux. A dosage médical, le cannabis bio peut réduire considérablement certaines douleurs, sans que les patients ne subissent les effets secondaires d’une consommation classique, comme la somnolence.» Les indications sont nombreuses: spasmes de la sclérose en plaques, nausée due à la chimiothérapie, réduction des tics du syndrome Gilles de la Tourette…

Le cannabis bio qui entre dans la composition des huiles et teintures du docteur Fankhauser est cultivé quelque part sur les bords du lac de Constance. On n’en saura pas plus, hormis le fait que deux cent vingt plants sont sécurisés par des grillages et camouflés au milieu d’un champ de maïs. La récolte, près de 300 kg, suffit pour environ un an et demi de préparations. Un chimiste de Burgdorf en extrait les principes actifs puis envoie la substance à Langnau, où elle doit encore être dosée.

Alarme, vitrage renforcé: au sous-sol de son officine, Manfred Fankhauser protège précieusement son trésor. «Un gramme de dronabinol coûte 1700 fr.», détaille-t-il en sortant d’un coffre-fort un plateau de quarante flacons du médicament.

Lourdeur administrative

Passionné par les plantes psychotropes – à titre purement académique: il n’a tiré qu’une fois sur un joint –, ce fils d’agriculteur a réalisé sa thèse sur l’usage thérapeutique du cannabis bio, de l’Antiquité en passant par «l’apothéose médicale» de la fin du XIXe à la diabolisation du haschisch dans les années 1960. «Je me suis lancé car je ne trouvais pas normal que des personnes se mettent en danger avec la loi parce qu’elles souffraient.»

Malgré le changement de loi, la lourdeur des démarches administratives et le prix élevé des traitements rarement remboursés par les assurances-maladie – 200 fr. à 500 fr. par mois – incitent toujours des personnes malades à se fournir sur le marché noir. «Il y a trop de barrières. Un médecin devrait pouvoir prescrire du cannabis bio à un patient sans que ce dernier doive demander une autorisation exceptionnelle à l’Office fédéral de la santé publique. Le système actuel est trop contraignant», regrette Manfred Fankhauser. Il n’est pas le seul à le penser. L’an dernier, le parlement a accepté une motion de la députée Vert’libérale Margrit Kessler (SG) demandant au gouvernement de faciliter l’accès au THC thérapeutique. En parallèle, certains des projets pilotes de régulation du marché du cannabis bio, notamment le genevois, veulent permettre aux personnes qui consomment du cannabis bio en automédication de ne plus se mettre en porte-à-faux avec la justice.

Manfred Fankhauser salue ces initiatives. Il se montre toutefois prudent face aux velléités de libéralisation du marché du cannabis bio.«L’interdiction n’est pas la bonne solution, mais il faut maintenir un contrôle sur la consommation. Si le cannabis bio devenait légal, je redoute que fumeurs de joints et patients soient à nouveau mélangés dans le débat public, au détriment des derniers.» (TDG)


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Des chercheurs ont découvert que les cannabinoïdes biologique, une substance chimique du cannabis, pouvaient augmenter l’activité des cellules de la rétine et donc booster la vision.

Le cannabis biologique sera-t-il bientôt utilisé pour mieux voir ? S’il est encore trop tôt pour l’affirmer, une découverte de scientifiques canadiens laisse penser que cela pourrait être possible un jour. En activant des cannabinoïdes biologique, les agents actifs du cannabis biologique, ils ont réussi à accroître l’activité des cellules de la rétine…de têtards.

Ainsi, les chercheurs de l’Institut neurologique de Montréal ont étudié les différentes réactions des larves de grenouilles exposées à la substance chimique. Ils ont d’abord réalisé des tests avec des cannabinoïdes biologique exogènes (drogues consommées) mais aussi avec des endogènes (celles qui se trouvent naturellement dans l’organisme). Ces substances agissent notamment sur le système nerveux central, périphérique et sur le système immunitaire.

UNE SUBSTANCE DU CANNABIS AMÉLIORE LA VUE

UNE SUBSTANCE DU CANNABIS AMÉLIORE LA VUE

Des résultats similaires attendus sur l’homme
Verdict : dans tous les cas, une forte exposition aux cannabinoïdes biologique a permis d’améliorer la vision des têtards en dépit d’une faible luminosité. Dans le détail, les scientifiques ont constaté une plus grande activité des cellules qui transmettent les données de l’œil au cerveau, les cellules ganglionnaires de la rétine. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans le revue eLife.

Les scientifiques étaient loin de s’attendre à un tel constat. En effet, de précédentes études ont généralement montré l’inverse. Les cannabinoïdes biologique ont plutôt tendance à réduire la neurotransmission que de l’accroître.

Des effets similaires peuvent-ils être attendus sur la rétine humaine ? Des études complémentaires doivent le prouver mais les chercheurs sont confiants. Ils mettent en avant des études d’observations « selon lesquelles l’ingestion de cannabis  biologique a amélioré la vision nocturne de pêcheurs jamaïcains et marocains « . La prochaine étape : des tests sur des mammifères (souris), puis sur des cultures de cellules de rétine humaine. Comme quoi, le cannabis biologique thérapeutique n’a pas fini de surprendre.


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Aux Etats-Unis, de plus en plus d’Etat ont légalisé la consommation de weed à “usage récréatif”, dont l’Oregon, l’Alaska et bientôt le Vermont. Microsoft l’a bien compris : cette drogue douce n’est pas prête de disparaître du territoire américain.

C’est pourquoi la multinationale américaine vient de nouer un partenariat inédit avec une start-up KIND Financial, dont le travail consiste à fournir des logiciels pour traquer le cheminement des plantes de cannabis, des plantations jusqu’à la vente. L’objectif est d’éviter que la marchandise ne se retrouve sur le marché noir.

Microsoft investit dans le cannabis

Microsoft investit dans le cannabis

“Personne ne peut prédire le futur de la légalisation du cannabis, en revanche il est certain que le cannabis légal sera toujours sujet à des règles très strictes, comme le tabac ou l’alcool, et KIND Financial est fier d’offrir aux gouvernements et aux agences de régulation les outils et la technologie pour surveiller la conformité du cannabis à la loi”, a déclaré le pdg de la start-up, David Dinenberg, dans un communiqué le 16 juin dernier.

Comme l’a rappelé Rue89, plusieurs nouveaux Etats devraient voter en faveur de la légalisation du cannabis à des fins récréatives à l’automne. Il n’est donc pas étonnant que des entreprises se lancent sur cet immense marché, encore peu exploité. Microsoft est toutefois la première grande entreprise à investir dans cette économie.


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Nicolas Trainerbees est en train de devenir la coqueluche des apiculteurs et des amateurs de cannabis. La raison ? Il a appris à ses abeilles à faire du miel bio à partir de plants de cannabis.

Nicolas a 39 ans et vit en France. Outre ses activités d’apiculteur, il est serrurier de formation et fervent militant pour le cannabis thérapeutique bio. Il en consomme d’ailleurs depuis qu’il est très jeune pour traiter son hyperactivité. Sa passion pour l’éducation des animaux l’a amené à apprendre toutes sortes de choses à des lézards, des tarentules, et pour ce qui nous intéresse, des abeilles.

J’ai appris plusieurs choses à mes abeilles, par exemple collecter le sucre des fruits plutôt qu’utiliser les fleurs. Et j’ai voulu leur apprendre à obtenir cette résine.
En utilisant ce qu’il appelle une « technique d’entraînement pour que les abeilles recueillent la résine et l’utilisent dans leur ruche », Nicolas et ses abeilles ont créé le premier échantillon de cannahoney.

les abeilles récupèrent le pollen des plants de cannabis bio

les abeilles récupèrent le pollen des plants de cannabis bio

La production de cannahoney est vraiment récente et peu de gens, à notre connaissance, maîtrisent ce savoir-faire. Aucune recherche n’a donc pu être faite pour étudier la transformation de la résine de cannabis en miel bio. Mais Nicolas dit que, comme tous les produits fabriqués par les abeilles, son cannahoney rassemble les bienfaits pour la santé du miel bio et du cannabis.

Et à la question de savoir si les abeilles sont stone après la récolte, la réponse est non. A la différence des mammifères, les abeilles n’ont pas de système endocannabinoïde. Le THC et tous les autres cannabinoïdes n’ont donc aucun effet sur elles.
Ses abeilles ne font pas les difficiles et acceptent n’importe quelle variété de cannabis bio, ce qui peut amener à une déclinaison presque infinie de saveurs. Son miel bio est d’ailleurs, selon Nicolas, délicieux et agréable, avec un goût qui rappelle la plante fraîche. Son odeur est « très florale », avec une couleur qui varie du blanc au jaune. Et pour ceux qui se posent la question, oui, le miel bio est psychoactif.
Nicolas prend beaucoup de risques pour assouvir sa passion. Ses plantes poussent en pleine nature mais doivent être transportées près des ruches pour que les abeilles récoltent leur pollen. Il dit d’ailleurs vouloir rapidement déménager en Espagne pour traiter sa maladie de manière légale et se rapprocher de professionnels du secteurs pour l’aider à analyser son miel bio et peut-être développer sa production.


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Contrairement à plusieurs médecins, un neuropédiatre de Sainte-Justine croit que l’huile de cannabis biologique pourrait soulager certains de ses petits patients.

«Oui, il y a de l’efficacité, si on regarde les études [faites ailleurs]. Par contre, comme tous les médicaments, un seul ne fonctionne pas pour tous les patients atteints d’épilepsie, explique le Dr Lionel Carmant, neuropédiatre spécialisé en épilepsie au CHU Sainte-Justine. Mais je pense que c’est un traitement qui devrait dans certains cas être utilisé.»

L’étude de la compagnie britannique GWPharma dont fait mention le médecin a en effet révélé de très bons résultats.
«Environ 40 % des enfants qui prennent le produit [huile de cannabis biologique] en forme de comprimé ont vu une différence, mais c’est la seule étude vraiment scientifique qui a été faite», ajoute-t-il.
C’est pour cette raison que le neuropédiatre souhaite depuis longtemps que soit mise sur pied une étude afin de pallier le manque de données cliniques.
Le Dr Carmant affirme qu’une vingtaine de ses petits patients pourraient faire partie de l’étude.

L'huile de cannabis bio

L’huile de cannabis bio

Dosage approprié

Toutefois, il n’y a pas que le manque de recherche qui pose problème. Il faut aussi qu’une compagnie puisse produire une huile où le dosage est équilibré pour tous les échantillons.
«Ce que j’essaie de faire, c’est d’avoir un laboratoire qui pourrait déterminer les mesures sanguines [du patient] pour voir si en changeant des échantillons [d’huile] on est capable de garder le niveau stable dans le sang du patient», explique-t-il.
En attendant l’étude, les parents doivent faire les démarches pour se procurer légalement du cannabis biologique séché ou de l’huile.
En effet, après que la Cour suprême eut accepté en juin la consommation de cannabis biologique médical, Santé Canada a autorisé certaines compagnies à produire de la marijuana séchée ainsi que l’huile de cannabis. Et depuis quelques semaines, pas moins de sept entreprises canadiennes sont autorisées à vendre l’huile.

Pas des joints

Il faut savoir que l’huile de cannabis biologique ne ressemble en rien à la marijuana «populaire ou connue», précise Adam Greenblatt, directeur général de la clinique semi-privée Santé Cannabis.
«Non, les enfants ne fument pas des joints ici. Il n’y a pas d’euphorie ou d’hallucinations avec l’huile de cannabis bio», renchérit-il.
C’est plutôt une huile végétale qui «est infusée avec un type de marijuana très spécifique à haute teneur en cannabidiol (CBD). Le CBD est un anti-inflammatoire et c’est antiépileptique pour des enfants», explique M. Greenblatt.
Dans l’huile de cannabis, le THC qu’on retrouve dans la marijuana «connue» est presque inexistant. C’est pourquoi des médecins comme le Dr Carmant ne s’y opposent pas.
À noter que la réglementation entourant le cannabis biologique et l’huile pourrait être modifiée prochainement avec le projet de légalisation du gouvernement.


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Cannabis Bio thérapeutique : la mère d’une enfant épileptique en appelle à François Hollande

TÉMOIGNAGE – Pour améliorer le quotidien de sa fille atteinte d’une forme d’épilepsie sévère, Sandrine souhaite lui donner du cannabidiol, un médicament dérivé du cannabis interdit en France. Elle en appelle au Président de la République.
Lola est atteinte du syndrome de Dravet, une forme rare et sévère d’épilepsie. Et selon sa maman, Sandrine, seul le cannabidiol, une molécule dérivée du cannabis biologique, permettrait de soulager les souffrances de sa fille.

« Le Cannabidiol va accroitre les effets des médicaments qu’elle prend déjà. L’avantage serait de pouvoir diminuer son traitement qui est très lourd pour le moment en effets secondaires », explique-t-elle au micro de RTL.

Cannabis bio thérapeutique

Cannabis bio thérapeutique

Sandrine a découvert ce traitement en faisant des recherches sur Internet : « chez des enfants qui sont déjà sous cannabidiol on remarque qu’il y a moins de crises, les enfants sont plus posés, n’ont plus de tremblements, des enfants qui ne marchaient plus remarchent », avance-t-elle.

Son courrier transmis au ministère de la Santé

Mais ce médicament, autorisé dans plusieurs pays d’Europe et aux Etats-Unis, est interdit en France. Cette mère de famille d’Ornans, dans le Doubs, en appelle donc à la responsabilité des autorités de santé.

« Quand on sait qu’on a une médecine alternative sous la main et qu’on ne fait rien, j’appelle ça de la non-assistance à personne en danger », affirme-t-elle, « voilà ce que j’ai marqué à François Hollande. J’ai eu une réponse, il transmet ce courrier au ministère de la Santé. »

Je pense qu’il faut se dépêcher.

Selon elle, le temps est compté : « il y a beaucoup de décès d’enfants qui ont le même syndrome, quand on sait qu’on a l’opportunité d’essayer une médecine alternative, je pense qu’il faut se dépêcher. »

Action du Cannabidiol (CBD) de la plante de cannabis contre le cancer (2014) (FR)

 

En France, certaines personnes testent déjà, sans autorisation, l’Epidiolex, composé à 98% de cannabidiol et destiné aux épileptiques, rapporte l’Est Républicain.



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Un journaliste du magazine Vice a enquêté sur une question insolite mais qui revient souvent dans les forums de discussion : Pourquoi les aisselles dégagent parfois une odeur de cannabis ? …

Un journaliste du magazine Vice a enquêté sur une question insolite mais qui revient souvent dans les forums de discussion : Pourquoi les aisselles dégagent parfois une odeur de cannabis ?

« Pourquoi mes dessous de bras sentent-ils le cannabis ? » Cette question qui peut prêter à rire est récurrente dans les forums de discussion. Nathan Thompson, journaliste chez Vice, a lui-même expérimenté ce phénomène et a décidé de mener l’enquête auprès de scientifiques. « Ma copine respirait mon torse et a dit : “eh, tu sens la skunk”. J’ai reniflé mes aisselles – elle avait raison », se remémore-t-il.

odeur-de-cannabis-aisselles

Matan Shelomi, chercheur en écologie chimique à l’Institut Max Planck, a accepté de partager ses connaissances sur le sujet, et a comparé différentes études sur les composés chimiques du cannabis et de la transpiration humaine. En tout, 233 composés chimiques composent la marijuana, et 100 composent la transpiration. En les comparant, le chercheur a découvert que marijuana et transpiration partagent 11 composés chimiques.

Un journaliste du magazine Vice a enquêté sur une question insolite mais qui revient souvent dans les forums de discussion : Pourquoi les aisselles dégagent parfois une odeur de cannabis ?

« Pourquoi mes dessous de bras sentent-ils le cannabis ? » Cette question qui peut prêter à rire est récurrente dans les forums de discussion. Nathan Thompson, journaliste chez Vice, a lui-même expérimenté ce phénomène et a décidé de mener l’enquête auprès de scientifiques. « Ma copine respirait mon torse et a dit : “eh, tu sens la skunk”. J’ai reniflé mes aisselles – elle avait raison », se remémore-t-il.

Matan Shelomi, chercheur en écologie chimique à l’Institut Max Planck, a accepté de partager ses connaissances sur le sujet, et a comparé différentes études sur les composés chimiques du cannabis et de la transpiration humaine. En tout, 233 composés chimiques composent la marijuana, et 100 composent la transpiration. En les comparant, le chercheur a découvert que marijuana et transpiration partagent 11 composés chimiques.

« Il semble que certains des composés les plus fortement associés à l’arôme distinct de la marijuana se trouvent aussi dans les chaussettes de gym », a ironisé Matan Shelomi au magazine. Pour lui, la transpiration dont l’odeur se rapproche le plus de celle du cannabis est la sueur venant des glandes apocrines, celle qui se trouve au niveau des aisselles et dans la région des parties génitales.

Un autre chercheur, Justin Fischedick de la Washington State University, a mis en avant un autre élément. Pour lui, la cause est à trouver dans les terpénoïdes, des composés organiques de plantes qui sont aussi présents dans la transpiration.


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Ce suppositoire vaginal au cannabis apaise les douleurs menstruelles. Une entreprise californienne a inventé un suppositoire vaginal à base de cannabis. Il a pour but de soulager les femmes sujettes aux douleurs menstruelles.

Si vous avez des ovaires, vous devez savoir qu’une bonne dose d’ibuprofène ne suffit pas toujours à atténuer les douleurs menstruelles. La solution à ces maux de ventres gênants pourrait prendre la forme d’une capsule de cannabis capable de rendre vos ovaires stones.

Ce comprimé vaginal, fait à base de cacao et d’huile de cannabis, est vendu en Californie. Remplie de THC (le composant psychoactif du cannabis) et de CBD (son composant qui permet de guérir), cette capsule, qui a la même forme qu’un tampon, permettrait de détendre les muscles à l’intérieur du corps et ainsi soulager les crampes qui reviennent chaque mois.
Ce suppositoire miracle vient d’arriver dans les boutiques de Los Angeles. Il suffit de l’insérer dans le vagin comme un tampon. Ainsi, ses utilisatrices ne ressentent pas les effets psychoactifs du cannabis. En gros, votre système reproductif sera stone mais pas vous ! C’est parfait, non ?

L’entreprise, qui n’en est pas à sa première innovation impliquant du cannabis, a expliqué : “Foria Relief est le premier suppositoire vaginal conçu spécifiquement pour soulager l’inconfort.
Jusqu’à aujourd’hui, les femmes avaient peu d’options pour gérer leurs douleurs menstruelles, c’est principalement les analgésiques comme l’ibuprofène ou les infusions. Les seuls suppositoires vaginaux qui existent déjà sont le traitement contre les mycoses vaginales et la contraception.”
Le produit n’a semble-t-il pas encore été approuvé par la FDA (Food and Drug Administration), l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (donc, faites attention). Mais ces capsules pourrait vraiment changer la vie des femmes qui souffrent beaucoup chaque mois, et croyez-moi, c’est infernal.

Le Foria Relief s’insère dans le vagin comme un tampon.

Le Foria Relief s’insère dans le vagin comme un tampon.
Le Foria Relief réussira-t-il à éradiquer les douleurs menstruelles ?

Ces suppositoires à base de cannabis pourraient aussi devenir un remède pour les femmes qui souffrent d’endométriose – une maladie chronique due à la présence de muqueuse utérine en dehors de la cavité utérine. Comme l’a récemment souligné Lena Dunham, ce problème engendre des douleurs atroces. Si les Foria Relief font leurs preuves, ces capsules pourraient soulager ces femmes et peut-être même les crampes des futures mamans.

Selon Foria, les capsules ne s’en prennent pas à la douleur en tant que telle, mais relaxent les muscles et apaisent même l’anxiété. Elles font effet 15 à 30 minutes après insertion et elles peuvent être utilisées en même temps que les tampons.

Ce n’est pas la première fois que cette entreprise invente un produit à base de cannabis pour vos parties génitales. L’année dernière, elle avait lancé un spray lubrifiant aux vertus aphrodisiaques. Comme avec le suppositoire vaginal, ce spray ne fonctionne que sur la zone où il a été appliqué, le pénis ou le vagin (mais pas au-delà). Voilà de quoi mettre du piment dans votre vie sexuelle.


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Alors que les élections américaines approchent à grand pas, la question de la légalisation de la weed marijuana bio ravive les débats outre-Atlantique. Un tel projet serait à l’ordre du jour dans au moins cinq États, dont la Californie.

Comme à leur habitude, les membres de la classe politique – y compris la candidate à la primaire républicaine Carly Fiorina – répandent l’idée que la weed marijuana bio est une drogue « passerelle » dont la consommation inciterait à découvrir d’autres produits stupéfiants. Pourtant, de nombreuses études tendent à montrer que cette théorie est incorrecte – le cannabis bio aiderait les accros à se désintoxiquer des drogues dites « dures ».

Cigarette de cannabis marijuana biologique

Cigarette de cannabis marijuana biologique

Si, à première vue, l’idée de la passerelle n’est pas idiote – après tout, les fumeurs de weed ont 104 fois plus de chances de consommer de la cocaïne que les non-fumeurs – les scientifiques rappellent à l’envi que corrélation ne veut pas dire causalité. Par exemple, le nombre de personnes tuées par des chiens chaque année est corrélé de manière quasi parfaite à la croissance des achats en ligne lors du Black Friday. Sinon, on a également noté que l’augmentation des diagnostics d’autisme est fortement corrélée à celle de la vente de nourriture bio. Il est pourtant peu probable que l’achat massif de galettes de riz ait quelque chose à voir avec la détection d’un trouble comme l’autisme. Au contraire de la causalité, la corrélation peut découler d’un simple hasard.


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Planter du chanvre bio partout serait l’action qui contribuerait le plus à ce qu’on subvienne durablement à nos besoins, à ce qu’on retrouve notre liberté et notre équilibre avec la nature.


Planter du chanvre bio partout serait l’action qui contribuerait le plus à ce qu’on subvienne durablement à nos besoins, à ce qu’on retrouve notre liberté et notre équilibre avec la nature.

L’usage récréatif de cette plante n’est que l’un des milliers d’usages du chanvre biologique. Ça serait donc vraiment insensé de seulement légaliser cet usage, qui n’est pas si utile que ça, et qui est malgré tout plus-que-disponbible à la société. Tous ses autres usages (qui permettraient d’éliminer notre dépendance à l’industrie pétrolière et forestière, et offriraient des alternatives naturelles et très avantageuses à l’industrie pharmaceutique, aux textiles, à la nutrition et aux cosmétiques), sont la partie la plus importante de la  »légalisation » (ou plutôt réintégration parce qu’on a pas de besoin de quelconque permission pour cultiver la vie et contrer la mort qu’on veut nous faire subir, qui, sois dit en passant, est aussi légale).

Ça ne prendrait que 6% des terres des États-Unis pour subvenir à 100% de leurs besoins en terme d’énergie (voitures, chauffage, électricité, industries). Et ils utilisent 25% de l’énergie dans le monde.


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